Vous avez bien lu, un marathon. Blessée depuis mars et donc plus souvent à vélo (sport que je découvre), et après une lente reprise à la course en dents de scie depuis août, j’ai eu besoin de remonter sur le ring.

Mais je vais mettre la douleur de côté et vous raconter de la course à pied. Des kilomètres. Des doutes, de la stratégie, du ressenti, un combat et de la joie. Et je le raconte tout de suite ce marathon, parce que je veux saisir l’émotion le plus possible. D’autant plus qu’il servait aussi à fêter mes 45 ans dans quelques jours! Un marathon pour souligner le passage du temps. De moi à moi.

J’ai donc couru un marathon hier… improvisé comme une bonne partie de mes courses. Mais là, wôôlà, je vous arrête tout de suite. Si vous pensez que c’est pour introduire la notion d’exploit ou enfin, gratifier quoi que ce soit de plus que ce qu’est un marathon, je vous suggère d’aller lire des blogues de coureurs bien préparés. C’est peut-être plus votre genre, ça va moins vous énerver et moi, ça va me permettre d’être simplement… moi.

Dans ma famille, je suis le symbole du «qui vivra verra». Si une bonne partie de ma vie fut dans ma tête (études, type de travail, etc.), j’ai toujours refait le plein d’énergie en improvisant sur le terrain. Comme boire un café à 11h chez moi en me disant que j’avais envie de voyage… sauter dans l’avion en soirée et être le lendemain à la gare de Helsinki en train d’acheter un aller simple pour la Laponie. Le retour? Je verrai rendue là.

Autrement dit, je n’inventerai pas une coureuse que je ne suis pas très souvent pour ne pas en énerver parmi vous. Bien sûr que j’en fais parfois des courses dans un cadre ‘avant/pendant’ plus structuré, par exemple Ottawa 2013, qui fut très payant d’ailleurs. Pas une goutte de vin de la semaine! Un peu plus de glucides les jours avant. Je m’étais rendue la veille. Bref, (quasi) le kit réglementaire.

Mais il y a ces autres fois aussi, où finalement, tout se passe bien dans un genre de petit chaos. Ça, c’était hier. Après la semaine décrite ci-haut. Après une semaine à manger n’importe quoi. À boire du vin tous les jours. À ne pas entrevoir de possibilité de marathon avant un maudit boutt’!

Vendredi soir, je suis chez moi. Je viens de passer une semaine à faire des sorties de récup-talon et une sortie de 86 km de vélo. Je tente de calmer un certain sentiment d’insatisfaction. Mon ami J-F me parle de son marathon de Bécancour, dont le dossard d’une amie au 21k qui est disponible. Ça m’allume, mais je ne peux pas courir sous son nom. Mais l’idée du demi demeure, ça me ferait du bien «au mental» qui est dans une petite guerre avec le talon. Et au point où j’en suis, tanpis pour lui, au pire je ferai du ski de fond tout l’hiver!

J’ai épluché toutes les possibilités, Marathon de la Vallée de la Rouge sur la chic piste du P’tit Train du Nord, toujours pour le demi. Dans le cadre d’une longue sortie, avec les couleurs d’automne en plus, ce serait parfait! Surtout que c’est le dernier droit des couleurs dans le Nord, alors autant en profiter.

Marathon d'automne au Québec

L’automne au Québec

Jusqu’à laisser tomber finalement samedi soir… J’écrivais à ma mère «je vais dormir à la place». Tout ça en laissant mon réveil-matin activé… sait-on jamais. Tsé, la fille qui doute quand même un peu?

Et 4h45 sonne, je suis déjà réveillée. J’ai des fourmis dans les jambes ou la tête, ce n’est pas encore clair. J’y vais.

Je regarde la météo, il va faire environ 3 à 5 degrés au départ et 7 à l’arrivée selon 3 sites différents. C’est ma limite en short pour une course en performance, alors short ce sera. J’attrape tout de même une paire de vieux collants de laine de ma fille tout droit sorti du sac à guenilles et une paire de ciseau. On verra bien

Tout le long de la route, dans la noirceur, au son d’une bonne musique, j’avais hâte que le soleil se lève pour voir apparaître les couleurs. Aucun musée au monde n’accote ça!

Le soleil s’est levé, les couleurs sont apparues de partout. J’avais fait le bon choix de destination, ça allait être une belle journée. J’étais détendue.

Marathon Desjardins de la Vallée de la Rouge, reconnu par la Fédération québécoise d’athlétisme
Je connaissais ce marathon pour l’avoir fait une fois en 2013, à sa 2e édition. C’est un parcours qui n’a aucune côte… mais aucun plat. Que des faux-plats. Il faut gérer l’effort plus que le chrono, comme toute course avec dénivelé. Comme celui-là varie faiblement, il faut s’accorder une toute petite marge. Par exemple, si on vise une moyenne de 4’25/km, il faut s’allouer du (environ) 4’28 en montant et la réciproque viendra effacer la différence. Ne pas tenir le 4’25 à tout prix, surtout pas. Il faut laisser les jambes en harmonie avec le terrain.

Mon Garmin indique un gain de dénivelé de 159 mètres. Mais comme je le dis souvent, tout est dans la répartition dudit dénivelé. Et celui-ci étant très bien réparti, il passe tout seul quand on s’alloue la petite différence en montant/descendant sans craindre de perdre au chrono. Rester détendu, ma clé du marathon.

Marathon Desjardins de la Vallée de la rouge

Marathon Desjardins de la Vallée de la Rouge

Et n’ayant à peu près aucune longue sortie depuis des mois et donc, peu de repères sur ma capacité de tenir le 4’28 au-delà de 20 km que je m’obstinais à avoir en tête selon le feeling de mes dernières bonnes sorties, j’ai visé une approche «le reste appartient à l’avenir». On verra en cours de parcours, quoi. Je pourrai alors jeter les bases pour la suite.

Arrivée là-bas, même belle ambiance de petite course locale où les gens s’appelle par leur prénom. On annonce un événement de plus de 660 personnes au total, sur le 5, 10, 21 et 42k. Je vais m’inscrire et retourne vite à la voiture. Je suis un peu serrée, comme d’hab. ;)

Il fait 1 degré, gris et humide. Vous imaginez, dans le Nord, 20 minutes passé Mont-Tremblant, ce que 100% d’humidité à 1 degré a comme effet sur les os? Brrrrr… Oui, je suis mal prise avec mes shorts et ma camisole. Je coupe les collants et me les enfiles aux bras. Si le soleil sort et que la température grimpe, je pourrai m’en débarrasser à un ravito. Mais je suis la seule aussi peu habillée, c’en est ridicule. (MAJ: On sera deux, mais il était devant, je ne l’ai vu qu’après sur les photos.)

J’entends de loin qu’il y a 33 coureurs au marathon (33? …encore moins qu’en 2013 pour une si jolie course! Il y en aura 37 finalement dans les résultats…) et que le départ remis en question faute du brouillard aura finalement lieu comme prévu dans… une minute!

Je quitte la voiture garée à 200 mètres de l’arche et gagne l’arrière du mini-peloton. Ce sera un départ «tout le monde en même temps», donc quelques secondes de perdues déjà entre mon passage au départ et le chrono officiel, mais je suis en mode «survivre au froid» et «longue sortie», alors ça ne m’importe pas. Mais je le note parce que le jour où je voudrai briser le 3h, toutes les secondes seront sans doute précieuses. Mais surtout, il me faut arrêter d’avoir à zigzaguer dans un départ. Ça élève la fréquence cardiaque inutilement et ajoute un petit stress… moi qui aime courir détendue.

Marathon Desjardins Vallée de la rouge 2016

Marathon Desjardins Vallée de la rouge 2016

En comparaison, mon départ en 2013, à 7 degrés, matin ensoleillé :

Marathon Desjardins Vallée de la rouge 2013

Marathon Desjardins Vallée de la rouge 2013

Mais ça ne rend pas justice à l’événement fort bien organisé. Hé, on est parti à la seconde près, il y a des ravitos en masse, et des bénévoles partout! Tout est sur la coche avec des distances mesurées officiellement et une superbe ambiance. Regardez, c’est plutôt de ça qu’a l’air le site un peu plus tard après le départ des marathoniens :

Marathon Desjardins de la Vallée de la Rouge. Source: marathondelarouge.ca

Marathon Desjardins de la Vallée de la Rouge. Source: marathondelarouge.ca

Le départ
Bon, je disais donc, les coureurs se séparent rapidement, on perd quelques gars loin devant. Bonheur, je ne suis pas seule à mon allure. Je me ferai rapidement un compagnon de course avec qui je placoterai quelque temps. Venu de Mont-Laurier, il me parle de son marathon de Montréal qu’il a beaucoup aimé. Moi je tente de lui expliquer que je suis dans une longue sortie de type: tester ce que j’ai en moi dans le cadre d’une vraie course. On arrive vite à la conclusion tous les deux que cette course est un gros test mental.

Pas de foule (mais de gentils bénévoles au ravito assez nombreux).
Pas de vue autre que les arbres.
Sur la piste du Petit train du Nord.
Toi, seul contre toi.
Et ta Garmin qui te sort de temps en temps avec son biiip d’un état second où l’on perd un peu le rythme.

P.-S.: C’est un marathon qui permet une qualification Boston, avis aux intéressés.

Km 1 à 5: Avec mon compagnon du jour. On se dit un moment donné qu’il faut arrêter de parler. Mais on reste ensemble. Tout va bien, je suis le plan chrono flexible tout naturellement. :) Le seul hic est mon souffle un peu court. Pas au sens que je trime dur, mais bien que 100% d’humidité, pour ma part, ça respire mal. Et j’ai froid. Mais froid! Mes cuisses sont gelées.

Km 5 à 10: Mon compagnon qui me posait des questions ne parle plus. Je sens qu’on va se perdre bientôt. Pour ma part, ça va plutôt bien. Attendez, le talon fait mal, mais il faisait mal avant le départ. Je me dissocie de lui. :) Je suis dans ma tête, je commande. Le coeur va à merveille. Les jambes tournent toutes seules. Mais j’ai toujours aussi froid. Je me claque les cuisses de temps en temps pour activer la circulation. Je sais que je perds beaucoup en énergie juste pour que la fournaise chauffe. Je sais qu’on tourne et qu’on aura alors un vent annoncé de plein fouet. Je crains pour mes cuisses.

42k de la Vallée de la Rouge 2016 - Garmin Connect

42k de la Vallée de la Rouge 2016 – Garmin Connect

Km 10 à 15 : Je divise toujours un marathon en 3 dans ma tête. Le premier 14 km, c’est le réchauffement. Faut être patient, ça se bâtit, un marathon. La charpente doit demeurer souple et solide à la fois. Le moteur, à bon régime, c’est une course quand même. Je me réchauffe. On doit bien être à 2 degrés là! :)

Une fille surgit de nulle part! On ne l’a pas entendu arriver. Mon compagnon et moi, on se sourit, nous voilà un trio! C’est la foule pour ce marathon quoi! Mais elle, elle est en feu! Elle passe devant, je la laisse aller. Je reste avec mon ami de parcours. Lui, il n’est pas content, il sait très bien que j’ai le goût, et que lui, c’est un peu trop vite pour ses plans, il m’ordonne de la suivre! Ce que je fais… pour rebrousser carrément de chemin 100 mètres plus tard. Concrètement, je me tourne et recule voir mon ami. Voyons voyons, je suis venue courser contre personne sinon contre moi qui revient de loin. Lire ici: je suis mêlée. :)

Je lis tout de suite dans son visage que ça ne fait pas son affaire. Je me lance donc au milieu des deux, à chacun son marathon.

Km 15 à 21: Le vent est dur sur les cuisses. Mes shorts sont une très mauvaise décision. Mais je ne tourne pas de bord avant le demi, sinon je dois aller courir sur la route pour le retour à l’auto, même si la piste est ouverte aux cyclistes et aux touristes. Je ne voudrais pas avoir l’air de tricher! Et je suis curieuse d’un temps officiel au demi. Ma rivale-pas rivale est non loin devant. Elle a un bon rythme! Elle semble en parfait contrôle. Moi, je commence à mieux respirer, le vent a fait tomber un peu d’humidité. Le brouillard est complètement disparu. Je trouve que j’ai les jambes un peu plus lourdes déjà qu’à l’habitude sur marathon : euh ben oui la grande, t’a aucun entraînement spécifique depuis 8 mois!

Mi-parcours: Les gens au tournant du demi qui notent les temps et numéros de dossard nous encouragent. La bonne humeur est au rdv. Vraiment sympa cet événement. Ma montre me sonnera 1h33’48 au demi. Comme un charme. Je gère bien tout en ayant tenu 2 X 4km de vitesse cible, mode training étant inclus. Mais là, c’est le temps de commencer à décider ce que je vais faire. Le km 32 est ma fin de sortie prévue. J’ai pas envie de choisir. Je suis fascinée par la coureuse au loin devant. Il me semble que mes jambes sont plus lourdes que les siennes. Je la vois prendre du gel, je suis un peu jalouse. J’aurais donc dû en apporter! Je me console avec du Gatorade. La couleur (saveur) change chaque ravito. Je boirai 3 demi-verres en tout, c’est pas beaucoup. Mais j’ai trop froid pour boire.

Km 25 : C’est exactement là où je me suis dit tel quel «J’ai les jambes déjà aussi lourdes qu’au km 35 habituellement». C’est que mes quads sont complètement bloqués. Une grosse motte dure dans ma jambe. Ils se sont rebellés contre le froid, ça me prendra 2 heures après la course à détendre le droit en particulier. Moi qui blâme souvent le trop chaud, j’ai eu ma leçon du froid.

Km 30-32: Toujours devant moi, Mamzelle Aisance se met soudainement, hors de toute attente, à ralentir (était-elle dans une longue sortie d’entraînement? Hihihi). Alors que moi, hormis la carcasse, je tiens encore bien ma vitesse cible. Que se passe-t-il pour elle? Je la dépasse et je ne la reverrai plus. Est-ce l’élément déclencheur qui m’a fait dire au km 32 : F*** O** je continue? Je ne me peux alors plus du talon (pas de farces ici, il saigne dans ma tête), mais j’ai 8 mois de rétention à laisser-aller. J’ai envie de ne pas être sage, pas une foutue miette de mon squelette. Je décide de poursuivre. C’est le début de l’inconnu. Vrai que chaque dernier 10 kilomètres de marathon est ainsi, mais celui-là, sans préparation, en retour de blessure, mettons que le point d’interrogation est immense.

Dans tous les cas, c’est autour du 30-31e kilomètre que j’ai affronté la véritable solitude du coureur de fond de la Vallée de la Rouge. La solitude pour le bout le plus dur d’un marathon. Et comment!

KM 32-35: J’ai l’impression de courir à 4’50/km. Chaque fois que ma montre biiiiip, je suis surprise de voir dans les 4’30. Je souris toute seule. «Mais j’en ai donc ben dedans finalement!». Je me lance un peu de fleurs à défaut que la foule le fasse. Mais pour moi, le test est entre 35 et 40, les deux derniers sont portés par le bruit de la foule à l’arrivée. Et par des repères d’intervalles longs «Tu n’as plus que l’équivalent du segment de la rue De la roche! que tu as fait mille fois!». Mais entre 35-40, ça fait mal. On départage les hommes femmes des enfants. ;)

KM 35-40: Ma montre biiip le 35e. Me voilà dans The zone. Mes jambes sont lourdes, normal. Je commence à croiser des marcheurs du 10k sur leur retour… et du 5k. La piste est étroite, ça complique l’affaire. C’est le petit problème de cet événement convivial, j’en ai glissé un mot constructif à l’organisateur après la course. Si on cherche un PB ou une qualif pour Boston, que toutes les secondes sont précieuses, on ne peut pas avoir à demander aux gens de se tasser chaque 10 mètres pendant 5 km et pire encore, dans le dernier 2,5 km. Ils y verront, ça va s’améliorer j’en suis certaine. Mais moi, je tiens toujours et c’est ça l’important.

Je pense beaucoup à ma fille dans ce difficile segment. Je repense à toutes les fois où je lui parle de persévérance, de défi personnel, de fierté. De petites victoires. Je m’accroche, mais le quad droit ne veut plus rien savoir. Je soupçonne qu’il a compensé pour protéger le talon. Ma montre sonne le 40e km : 4’39. Ouille, ce sera mon km le plus lent, il est temps que j’arrive!

Km 40-42: La course des jeunes a été donnée dans l’autre sens, je zigzague, la piste cyclable est remplie de coureurs dans les deux sens. Je panique un peu, je ne vois pas de passage par endroit! J’ouvre la machine, je donne tout ce que j’ai quand le champ est plus libre. J’en reviens pas d’avoir eu ça en moi à ce moment-ci de ma vie de coureuse. Je coupe le trajet restant en portions de 100m. 10… 9… 8… put***, c’est long 600 mètres! Mais non mais non, tu y es, tu tiens bon.

Là, j’ai le coeur dans le tapis, l’émotion y est pour quelque chose, moi qui n’ai jamais versé une larme de course de ma vie, je sens tout de même que le coeur bat fortement heureux. Mais je ne regarde plus ma montre depuis 2 km. L’arche est devant, je fonce.

J’entends mon nom au micro. «Première femme…». Ça y est, cette année ils l’ont dit!

Le temps officiel : 3h09’38. Ravie? Ô que oui!

Je ne savais même pas le matin même que j’allais le faire au complet, ce marathon. Je ne savais même pas hier que je pouvais en faire un près de mes chronos de 2015. Et me voilà à lire 3h09 sur ma montre. Je me sens en paix.

Ça m’aura pris plusieurs heures à regagner une impression de circulation sanguine. Les bénévoles, dont une jeune de 20 ans environ, qui est venue me voir plusieurs fois à l’intérieur (Centre culturel) dans l’attente de la remise des médailles, s’inquiétaient de mes lèvres bleues. Le froid ne m’aura pas tuée, mais il m’a quand même sonnée un peu. Ça eu l’avantage de me faire oublier le talon. (Un mal pour un bien, qu’on dit?)

Mais j’ai eu du fun, j’ai eu du fun, j’ai eu du gros fun.

42k de la Vallée de la Rouge

Le Nord haut en couleurs

J’aime beaucoup ce marathon dans les couleurs d’automne. C’est un bon test mental. J’ai battu le record de parcours que je détenais déjà, vais-je tenter d’aller me battre encore en 2017? À suivre!

Aujourd’hui, j’ai bien entendu le talon qui fait atrocement mal. Même si au printemps dernier, hormis quelques consultations et radios, je n’ai pas voulu trop dépenser sur mes ti bobos de coureuse qui guériront bien avec le meilleur traitement au monde (le temps), je pense que je vais retourner voir ce qui se passe là-dedans. Une chose est sûre: pas de course cette semaine!

D’ici là, j’ai mon vélo! Ce cher vélo qui m’a conduite à cette ligne de départ. Qui m’a aidée à franchir l’arrivée dans ce temps. Mais promis, je vais m’habiller plus chaudement.

 

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32 réponses à Marathon de la Rouge: 3h09

  1. Wow… Tout un récit… Tu fais bien de l’écrire tout de suite… C’est une écriture très riche en vécu. Bravo pour le marathon et pour l’écrit!

    • Pascale dit :

      Et dire qu’il me vient encore plein de détails, ouf, savoir s’arrêter… :) Remarque que j’écris beaucoup plus pour mes souvenirs perso que pour épater la galerie, mais c’est toujours un souci de bien doser. Tant mieux si tu as aimé.

      J’espère que la course va bien de ton côté, grosse année aussi que tu as vécue… Merci Philippe!

  2. Josee dit :

    Super ton récit. Je sais vraiment pas comment tu as fait avec la douleur et surtout le froid. Il y a rien de pire que de ne pas réussir à se réchauffer. Chapeau Pascale..Tu m’impressionne toujours.

    • Pascale dit :

      En effet. Je l’avais un peu vécu (le trop froid pour des shorts) sur un demi en 2013 (Microbrasseries), mais faut croire que je n’avais pas appris de mon erreur. Merci Josée! Toi aussi tu viens de faire une très bonne course, c’est un octobre joyeux. :)

  3. M-Runner dit :

    Gueule à terre… Bravo!! Tu es incroyable!! Je suis très heureux pour toi.
    PS: Je me mets au vin rouge. :-))

  4. Claire dit :

    Déjà que c’est pas de la tarte de faire équipe avec la distance marathon, toi tu t’es tapée la compagnie du froid mordant et du talon qui hurlait… Et tu arrives première femme!!! Encore bravoooo Pascale!! (Merci pour ce généreux récit)

    • Pascale dit :

      Le marathon, ouais, cette distance mythique… Quand il est couru au sens du meilleur possible, c’est comme une histoire d’amour en quelque sorte. Les débuts éclatants, le milieu, la tourmente, le point décisif et le désir d’y parvenir. Avec quelques éléments parfois hors de notre contrôle à considérer malgré notre volonté. (Est-ce que je réussis mieux mes marathons que mes histoires d’amour? Vais réfléchir à ça… ;) )

      Merci Claire!

  5. Norm dit :

    Je lâche la Dry et switch au vin rouge…..Encore une preuve que le mental c’est FORT……et le froid c’est bon pour la santé……

  6. Jean-Philippe dit :

    Je sais à quel point ça a été dur, pas plus tard qu’en juin tu ne pouvais pas mettre le pied à terre. Contre ton gré tu t’es mise au vélo. Et les dernières semaines n’ont pas été faciles non plus.

    Ta force de caractère est vraiment impressionnante.

    Bravo pour cette superbe course, tout le mettre te revient.
    Cette course qui est autant un effort physique qu’une lutte contre la solitude.

    Et 3’09 »
    FÉLICITATIONS!!!

  7. Jean-Philippe dit :

    Oups…mérite!!!

    • Pascale dit :

      Même si tu as été moins témoin de tout ça dans les derniers mois, je sais que tu es toujours là pour moi dans ma passion. Je te remercie pour tout le soutien moral, technique, pratico-pratique ainsi que vinicole. Tu es content avec moi, pas de toute. ;)

      Merci merci, pour vrai, mille fois.

  8. Isabelle dit :

    Quelle championne! Une championne de persévérance, de détermination et de force mentale. 3h09, je n’en reviens tout simplement pas suite à ta blessure bien entendu. BRAVO!

    • Pascale dit :

      Merci Isa. Mais hihi, suis pas autant une championne qu’un entêtée parfois. Tsé, il y a quelques semaines à peine au Lac, à coup de 7k max en forêt. Mais là comment dire, quand c’est le temps, c’est le temps.

      Cela dit, je n’ai jamais mis de côté ma demande que tu sois éventuellement ma «pacer» (mon allurienne?) sur plus long, quand je serai fatiguée de la vitesse. Tu es une superbe coureuse toi aussi, tu n’as juste pas le goût du dossard. Et les deux ne sont pas garants de l’autre.

      Merci pour tes bons mots!

  9. Cool! Wow bravo! Bien contant pour toi. Amusant à lire.

  10. julien dit :

    C’est complètement fou !
    j’ai vraiment très peur que tu ne payes cher ton insouciance et le détachement de ton talon… par des heures et des heures de vélo obligatoire…
    Et bravo pour ta gestion de course. Quand j’ai vu (oui oui je l’ai vu entre les lignes) l’aisance doubler l’insouciance, j’étais sur que tu la reprendrais avant la fin, avec l’expérience et la gestion de course. C’est tellement long un marathon.
    Bravo !

    • Pascale dit :

      Toujours amusant de lire tes commentaires ici cher Julien. Ça commence à faire un bon bout de temps qu’on se suit n’est-ce pas? Mon insouciance (que je préfère appeler fougue), elle ne doit plus trop te surprendre… :)

      C’est bien que je sois arrivée à te faire voir la scène ainsi, mais de mon côté, avant qu’elle ne casse (elle a quand même super bien fait, 3h13), j’étais certaine que c’était la nouvelle détentrice du parcours.

      Ça tombe bien pour le vélo, il nous reste un beau gros mois de belles randos possibles. Merci Julien!

  11. Émilie dit :

    Merci pour ce généreux compte rendu!
    Mais quelle force du mental! Ouf, c’est assez impressionnant. Et inspirant. Moi qui ai fait une pause marathon cette année, j’ai comme des fourmis dans les jambes là là et ce n’est pas le froid!
    J’aime que tu ne voies avant tout que le plaisir, vivre le moment présent et au diable les conséquences. Laisser en arrière les derniers mois de souffrance mentale et physique et avancer, continuer d’avancer.
    Tu es une vraie passionnée de course extrêmement talentueuse!
    Bravo encore!

    • Pascale dit :

      En plus, tu as mis le marathon de côté tout juste après un PB si je ne me trompe pas, à Boston, sur ton parcours (préféré?), tu peux bien avoir des fourmis dans les jambes!

      Je te renvoie les compliments pour la passion que je saisissais bien à l’époque de ton blogue.

      Merci beaucoup Émilie! Ça fait du bien oui!

  12. Christian dit :

    J’ai failli être outré par un anglicisme (F*** O** !), mais ouf, tu t’es bien rattrappée (Put*** !).
    Sinon, du ‘p’tit lait’ à lire ton récit, et je pense comme Julien que tu vas devoir en faire du vélo pour réparer ce talon, mais ça le vaut bien finalement, tu as expurgé tes petits démons, frustrations, questionnements, du moment, non ?
    (Mais quand même, ‘t’as la tête dure’ ou, ‘t’en a dans la caboche’ comme disait mon père :-))

    • Pascale dit :

      Héhéhéhé… attends, j’en ai plein d’autres! ;)

      J’ai tout expurgé je pense oui. Le vase était plein. :) Ahhh les hauts et les bas du coureur, t’en sais quelque chose. Mais tout comme toi, même au gros de ma blessure, j’ai aussi continué à encourager, alors merci pour ton commentaire même si tu es sur le banc des éclopés. Quand on est privé de courir, on voit bien que la grosse roue du monde de la course tourne quand même avec ou sans nous… Rester branché sur les histoires autour de soi, ça rend plus humble, ça travaille l’égo, et c’est payant plus tard je pense. C’est un beau sport qu’on fait. (J’ai quand même hâte que tu reprennes! )

      Alors, ce w-e à encourager au Bromont Ultra, ultra plaisant?

  13. Ahwafab dit :

    Ai je déjà dit que tu es un exemple de détermination , tu as une force mentale incroyable, tu as su garder ton cardio pendant tous ces mois (Vélo, natation et autres) et malgré la douleur, tu as su garder la vitesse cible tout le long, je penserai sûrement à toi lors des 10 derniers kms pour mon prochain marathon, merci pour ce beau récit et bravo encore !!

  14. Sonia dit :

    Encore une fois, super récit, super perfo… tu m’impressionneras toujours !
    Quand même drôle de voir beaucoup de similitude entre nos 2 marathons… mais moi, j’étais quand même entrainée ;)
    Et effectivement, on s’est tellement plein de la chaleur… alors j’avoue aussi que pas évident le choix vestimentaire avec cette météo… pas eu le temps de s’ajuster et tester ! maintenant… que se foutu talon guérisse et qu’on puisse voir de quoi tu es capable en situation optimale !

    • Sonia dit :

      et en passant… super cadeau de fête quand même :)

      • Pascale dit :

        À 1 degré et ce taux d’humidité, là, je me mets un post-it dans le front: ça prend au moins un chandail long quitte à prendre un vieux et l’abandonner en chemin, mais surtout, quelques choses pour protéger le devant de le quad car il devient légèrement moins fonctionnel. Car 2 heures ainsi, c’est long. Ensuite 5 degrés la dernière heure, une chance. Mais le froid a coûté de l’énergie inutilement.

        J’ai vu que nous étions finalement 2 à être aussi peu vêtus, ça me rassure un peu sur le potentiel de la mauvaise décision. :)

        Cela dit, le talon, il se passe pas mal la théorie du chaos, mais l’après. Autant il m’a empêchée de dormir de dimanche à mardi, autant il fait moins mal aujourd’hui qu’après ma sortie test du dimanche précédent. Pousser le corps via la douleur dans l’obligation de réparer? Certains se font soigner les tendons d’Achille de cette façon. Il y a matière à réflexion.

        Ouais, bonne fête à moi. :)

        Merci beaucoup So! Et encore bravo pour ton marathon!

  15. Jeff dit :

    Bravo Pascale ! Toujours aussi championne ! Content d’être tombé sur ce récit par chance, continue ! Et si tu passes dans le sud-ouest de la France, avec plaisir j’emmènerai tes baskets sur les sentiers :-)

    • Pascale dit :

      Merci Jeff! Un gros merci. Ça me fait particulièrement plaisir d’avoir de tes nouvelles. Dis-moi un peu comment tu vas! Tu cours encore? (Bien sûr, quelle question…) Et où as-tu porté le dossard récemment?

      • Jeff dit :

        Mon dernier dossard était au marathon de New-York en Novembre, couru en mode fun avec mon frère (4h30). Les deux prochains RDV sont le Cortina trail (47km) en juin en Italie et Grand Raid des Pyrénées (80km) fin août. Je me remets d’une entorse à la cheville d’une mauvaise idée de jouer au soccer (petite nature :-))
        PS: mon adresse gmail est toujours valable

        • Pascale dit :

          Ohhh j’ai regardé ça, ça a l’air beau et pas mal costaud comme dénivelé sur 47k! Chouette. Et le Grand Raid, ahhh, justement, il me tente depuis quelques années!

          De beaux défis que tu as sur la planche 2017.

          PS: Noté pour le gmail, vais aller te questionner sur ton escapade new-yorkaise.

          PS2: Le soccer rend la cheville souple… tu devrais persévérer. :)

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