Quelle organisation! Cet événement est parmi les mieux organisés que je connais, tant à Montréal qu’en région. Un accueil chaleureux, une remise de dossard bien orchestrée et un superbe chandail en prime, des bénévoles énergiques aux nombreux ravitos tout au long du parcours. Et l’arrivée? Festive, conviviale et généreuse. Un buffet qui nous fait tous sentir comme des gagnants. Plus de 2000 coureurs ravis au final. Même le site Internet est clair, net et précis! Bref, des pros.

Défi Beauceron 2014

Défi Beauceron 2014

Performance VS participation 
Et par-dessous tout, l’équipe de l’organisation accorde un parfait équilibre entre performance et participation. Car oui, comme dans tous les domaines de la société selon moi, un nourrit l’autre.

Bien sûr que la participation, c’est la base de tout. C’est fantastique de lire que les Québécois courent de plus en plus, je suis la première ravie de voir ma société bouger et se mettre en forme. Par contre, c’est important aussi de souligner les gagnants d’une course. Je prêche pour ma paroisse vous direz? Absolument. Mais pas que, car podium ou pas, mon point de vue est le même.

D’ailleurs, ça influence mes choix de courses. Lorsque je me cherche par exemple un 5k, je regarde les résultats précédents et s’il se gagne en 22′, je passe mon tour. Je préfère de loin être tirée vers l’avant par nos fusées féminines qui le font en 17′ ou 18′ que monter sur le podium avec d’autres qui ont terminé 2 minutes après moi. C’est vrai aujourd’hui, ce l’était aussi il y a 3 ans lors de mes premiers 5k en plus de 21′.

Le Défi Beauceron est donc une fête de la course ET une belle compétition. Les organisateurs invitent d’ailleurs des coureurs rapides (leur offrent le dossard) pour relever le niveau de compétition. Et je salue cela. J’ai déjà participé à des courses où l’organisation remettait par exemple pour mille dollars de prix de participation, mais absolument rien pour les gagnants.

Beaucoup d’organisations devraient s’inspirer du Défi Beauceron tellement c’est un événement parfait en tout point.

L’attente, le départ et le parcours
Direction Saint-Aurélie, village voisin et lieu de départ. Nous avons patienté avec un couple fort sympathique (dont Émilie courait le demi) avec qui on a eu le temps d’en rire un bon coup: Les deux gars ont tout de suite fraternisé, heureux de pouvoir ensemble détailler tout le stress qu’ils vivent en tant que supporteurs, allant même jusqu’à dire que nous les filles, «nous avions juste à courir» comparativement à leur tâche Ô combien plus éprouvante. ;)

Coup de départ donné, ça commence en montant. Les jambes sont fraîches, ça se prend bien. Un départ lent, car j’étais positionnée environ au milieu des quasi 150 coureurs pour cette distance. Ça me sert bien finalement, de partir un peu trop derrière, ça « maîtrise » mon premier kilomètre.

Le 21k est un parcours vraiment intéressant. Un beau défi de côtes tout en étant roulant entre chacune. (Ne pas se fier au graphique offert sur le site de l’événement, comme nous l’ont dit à peu près tous les organisateurs…)

Quand on ne s’entraîne jamais dans les côtes comme moi, ça peut faire peur. J’ai beau habiter Montréal, je ne vais -jamais- à notre splendide montagne urbaine. Mon dernier entraînement en côtes remonte à… mon demi-marathon de la vallée de Saint-Sauveur il y a plus d’un an! C’est pour ça que je me sentais très calme samedi, car dans le pire des cas (finir en marchant?), c’était un excellent entraînement. J’ai affronté chacune des montées du mieux que je pouvais sans penser à la suite.

Quelques chiffres tout de suite pour les statisticiens (suivis de l’histoire en images).

Chrono: 1h29’41
Classement: 2e femme (13e au général)

Voir la page Sportstats de la course pour le classement général.

Temps de passage:
5k: 20’53 (rigolo, exactement le temps du 5k de lapinage la semaine passée)
10k: 42’10 (un PB au 10k en passant…)
15k: 1h02’45 (Ça ne me dit rien, je n’ai jamais fait de 15k… :)

Et en images, ça donne ceci…

Le départ. Je préfère être trop derrière que trop devant, soit devant des plus rapides que moi. Il me semble que c’est plus respectueux pour l’ensemble des coureurs. N’empêche, c’était un peu trop derrière. Plus de 50 ou 60 coureurs devant moi au départ pour 12 qui ont passé l’arrivée avant.

Défi Beauceron - Départ

Départ du Défi Beauceron – Trouvez Charlie. :)

J’ai suivi environ 4 kilomètres la première femme, environ 100 mètres derrière elle, mais elle était trop forte dans les côtes. Petite, de bonnes jambes musclées, hop hop hop elle grimpait ça comme un rien. Belle à voir. Rapidement, je me suis retrouvée avec un petit groupe de 6-7 hommes. J’ai eu beaucoup de «plaisir compétitif» avec eux. Ma cible: le gars en orange. Un gars de trail qui travaille sa vitesse sur route (on a eu le temps de jaser un peu lors de bouts plats). Il ma plantait royalement dans les montées, mais je le rattrapais ensuite sur le plat.

Défi Beauceron - Mi-parcours - descente douce

Mi-parcours: un peu de descente douce pour se refaire les jambes en vue de la prochaine côte… et rattraper le trailer!

Je savais que je pouvais améliorer mon meilleur temps, car déjà, au Demi-marathon Scotia de Montréal, j’étais entraînée pour faire mieux que 1h30. Mais bon, nous avions été malades chum, fille et moi, tout le week-end précédent, alors l’énergie manquait un peu cette journée-là. Tout ça pour dire que malgré mon manque d’entraînement dans les côtes, si je n’y perdais pas trop de temps, je me savais capable de briser le 1h30.

Défi Beauceron - Demi-marathon

Objectif: Suivre le trailer et ne pas penser à la côte qui nous attend devant.

Surprise par contre en arrivant enfin en haut de la plus grosse côte du parcours: une descente trop abrupte pour être courue rapidement. Enfin pour moi qui manque grandement de technique. Sur mon lecteur Garmin, je vois que je l’ai descendue (en pingouin!) à une allure d’environ 4’15… c’est ma vitesse sur du plat!

Défi Beauceron - Descente abrupte

Descente trop abrupte pour de la vitesse. Et en bas de la côte, la jonction du 10k et du 21k.

On a eu droit à un beau faux plat descendant au km 19, le bonheur! J’ai pu le faire en 3’55 et protéger mon sous 1h30. Mais Ô surprise, on a rendu la monnaie au dernier kilomètre qui était la réciproque… Tout en zigzaguant à travers la fin des coureurs du 10k qui terminaient eux aussi. Le seul petit bémol peut-être de cette formidable course.

Défi Beauceron - Dernier kilometre

Dernier kilomètre en faux plat ascendant à travers les coureurs du 5 et 10k. Ce qui veut dire plus de mille!

L’arche d’arrivée, toujours bonne à voir apparaître devant nous. :)

Défi Beauceron - arche d'arrivée

Défi Beauceron – L’arche d’arrivée de toutes les courses… en même temps.

Le buffet, varié et par étape. J’ai pu enfin rattraper Nick, qui a terminé une bonne grosse minute devant moi, au kiosque à sorbet. Sous le soleil, ça se prend bien!

Défi Beauceron - Le buffet

Défi Beauceron – Le buffet: breuvages, fruits, sandwich, biscuit et sorbet!

Le podium féminin. La gagnante avec un chrono de 1h26! Elle est à surveiller cette jeune coureuse qui a bien des années devant elle. La troisième ne donne pas sa place non plus avec le très bon chrono de 1h35.

Demi-marathon du Défi Beauceron - Podium féminin

Demi-marathon du Défi Beauceron – Podium féminin

La première a aussi reçu des chaussures neuves de marque Brooks. Gâtée n’est-ce pas!

Défi Beauceron - Une première place soulignée en grand

Défi Beauceron – Une première place soulignée en grand

Tiens tiens, je le connais lui. :)

Louis-Philippe Garnier, invité d'honneur

Louis-Philippe Garnier, invité d’honneur au Défi Beauceron

Le podium masculin… bravo les gars! Des chronos qui font rêver. 1h11’57 pour le premier, Daniel Blouin.

Demi-marathon - podium masculin

Demi-marathon – podium masculin

En résumé, ce fut une bonne course bien gérée où jamais je ne me suis sentie en difficulté. J’ai travaillé aussi fort que je pouvais dans les côtes tout en me gardant toujours une petite marge, ne connaissant pas le parcours. J’ai surtout géré ma course en fonction des indications des bénévoles aux ravitos et surtout, je n’ai pas paniqué quand un groupe nous a crié : «Le fun est fini, ça monte jusqu’à la fin!» Héhé. :)

Pas de baisse d’énergie au 16e kilomètre comme pour mes précédents demis, mais une fatigue musculaire plus prononcée résultant du manque de travail en côtes. Mais rien de majeur, car je suis même allée faire un retour au calme de 6 kilomètres après la course, en attendant la remise des prix.

Retour à la maison via l’Estrie pour que mon photographe privé puisse faire encore un peu de vélo dans la verdure. Je devais l’accompagner, mais il m’a pris l’envie de lire confortablement dans un café.

Des week-end comme ça, j’en prendrais 10 autres! L’été s’annonce fantastique.

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10 réponses à Demi-marathon Défi Beauceron

  1. Simon B dit :

    Très divertissant cette chronique. C’est comme si nous y étions! Merci

  2. M-Runner dit :

    Félicitations pour ton demi et pour ton bon article. Pense-tu le refaire l’année prochaine?

  3. Emilie dit :

    Wow, impressionnant! Beau demi! Un PB pour PB!
    Et solide perf pour Daniel, mon coach!
    C’est vrai que c’est une belle chronique!
    Qu’est-ce que tu as eu comme trophée, ça a l’air de se manger non?

    • Pascale dit :

      Monsieur 1h11, c’est ton coach?! Wow!

      J’ai eu un kit de crème antifottement et autres soins. Par contre, je n’ai jamais eu besoin de cela, n’ayant jamais rien vécu du genre. J’ai donc fait un heureux, un supporteur, ça travaille fort aussi! :)

      • Francis Poulin dit :

        Je suis un des 5 organisateurs du Défi Beauceron, C’est cependant ma première année dans le comité.
        Wow! Merci pour ce témoignage d’appréciation de votre part. C’est la 4e édition, c’est certain que les organisateurs ont appris avec les années et nous participons également à différentes courses ailleurs.

        Les commentaires ont été très favorables pour la grande majorité des participants; nous en sommes très flattés. Le votre cependant me comble et comble le président, Jean-François Maheux qui m’a informé de lire votre commentaire. Merci beaucoup d’avoir pris beaucoup de votre temps à écrire ceci. Vous nous faites toute une publicité. Merci beaucoup.

        Au plaisir de vous revoir l’an prochain à St-Prosper. Dites-le à vos amis et amies!

        Francis Poulin

        • Pascale dit :

          Bonjour Francis,

          C’est bien de parler de performance en course, mais ce l’est tout autant de parler de celle en organisation. Prenez les fleurs, elles vous reviennent amplement!

          Merci et à l’an prochain!

  4. Valcox dit :

    Super récit, comme toujours ! Et un PB de plus, sans en avoir l’air, presque dans la facilité ! Tu es incroyable :) Je trouve que les départs un peu en arrière te conviennent plutôt très bien ! Et sur du « long » (ce n’est pas comme sur un 5k), tu as largement le temps de rattrapé le temps « perdu » (pour moi, il n’est certainement pas perdu, bien au contraire !). Encore bravo !

    • Pascale dit :

      Non non, c’était pas facile. Je me donne à fond, mais la coche juste avant de me «casser». Je n’aime pas l’idée de finir une course cassée. D’ailleurs, ça m’a permis d’aller faire une bonne récup juste après et de reprendre l’entraînement le lendemain. C’est le meilleur des deux mondes ça non? :)

      Merci Valérie!

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