Hé! Ça faisait longtemps. C’est un lecteur inquiet de mon silence après «Point de rupture» qui m’a donné la tape dans le dos pour écrire. «Point de chute» pour où j’en suis maintenant grosso modo. «Point de mire» pour… ahhh vous avez compris.

PB chez elle

Coucou! En direct de chez moi aujourd’hui. Tout est ok promis. :)

Bref, non, je ne suis pas couchée en boule depuis le printemps à lécher ma patte cassée. J’ai repris la course depuis et plus encore : cross-training, vélo, essai triathlon, demi-marathon et j’en passe. Ça va même très bien!

Mais par où commencer et comment mettre mon blogue à jour sans trop que ça s’étire? Ok, un sujet, quelques lignes. De ma reprise à mon triathlon en passant par ma boîte de course et même quelques clins d’oeil sur la performance au féminin. Un gros melting pot. Attachez vos lunettes!

Blessure, reprise, envol
8-9 semaines d’arrêt de course… un PB! :)
Des centaines de km de vélo et une nouvelle passion qui accompagne fort bien celle (indélogeable) de la course.
Quelques sorties de vélo en solo de + de 100 km dès le début. Découverte d’une nouvelle bulle en mouvement. :)
Une bonne sortie avec Isa qui a failli m’achever dans les côtes de sa belle Mauricie. ;)
Un peu de nage en piscine au début qui a pris le bord aussitôt que j’ai pu courir (pas de nouvelle passion ici…).
4-5 semaines de douce reprise de la course, grande variation de terrain pour que ça passe mieux.
7-8 semaines de reprise avec ajout de tempo en attendant de voir chaque fois les contrecoups dans les 48h.
Pas d’intervalles du tout (je parle de vitesse franche) jusqu’à la semaine passée.
3 tentatives d’ajout d’un peu de dénivelé… Verdict? Annulation de toutes mes inscriptions 2016 en montagne.

En somme, depuis quelques mois, c’est un mélange de course et de vélo qui m’a gardée en forme, a repoussé de nouvelles limites, m’a donné un peu plus de muscles dans les cuisses (un peu j’ai dit), pour un total de 10-12h d’entraînement hebdo. Ah oui, et quelques sorties de nage en eau libre au chalet de mon frère. Ça, contrairement à la piscine, j’adore!

Je me sens à nouveau pas mal solide sur mes deux pattes, l’année de course peut enfin commencer. :)

Triathlon
Ben oui, nager, rouler et courir séparément, ça donne l’envie de coller tout ça ensemble. Voici donc le récit de mon premier Triathlon (un sprint, car je ne pouvais pas vraiment courir plus que 5k (vite) quand je l’ai fait). C’est un statut FB que j’ai copié-collé dans un billet.

En somme, je me suis plutôt bien débrouillée, assez pour me donner le goût de retenter le coup, sur plus long cette fois. Le 70.3 m’appelle!

Demi-marathon
Un 21k dans un entraînement de simulation de Demi Ironman (après 60 km de vélo avec quelques intervalles). Sur parcours plat mais à 28 degrés de ressentis ce jour-là sous un soleil tapant et une humidité écrasante. Tout était là pour que ce soit payant quoi… Environ 5-10 minutes ont séparé les disciplines. Résultat: 1h34’29, 1ère femme. Coureuse très satisfaite. :)

Chaleur
Il a fait chaud n’est-ce pas cet été! On parle même de chaleur record. Mais chaque fois que j’entends les mots «fa chaud!» je pense à cet article qui prétend que la tendance est à remplacer l’entraînement en altitude par celui à grande chaleur. Ce n’est pas fou comme raisonnement. Heat is the new High! À lire je trouve, surtout pour se motiver à ne pas sacrer à 30 degrés. :)

Bianca
Toujours pas publié ici l’entrevue promise avec elle, mais Miss B a couru le demi-marathon de Philly la semaine passée où elle a terminé 9e, 1ère de catégorie. Elle n’a pas atteint son objectif chrono, mais avec la chaleur qu’il faisait, c’est le classement qui parle de lui-même. En tant que fan officielle, j’étais bien fière.

Performance au féminin
Pffff, j’en ai tellement à dire. Divers sujets dans ce grand sujet. Ça va prendre un billet en soi. Mais comment dire, les points de vue, les avancées, les conseils, le coaching, tout ça, c’est encore une affaire d’homme. Moi qui connais assez bien les milieux de la finance et de la politique, la course à pied n’est pas ben ben mieux en matière de chemin qu’il reste à parcourir pour que lorsqu’un femme s’exprime, ça soit également considéré dès le départ.

Fou comme les expériences d’une femme qui jase de course sont prises moins au sérieux, face à des hommes de «calibre» semblable.

Un exemple? Ça fait quoi, 10 billets (ici, , etc., etc.) dans lesquels je dis que je concocte mes entraînements depuis 5 ans et que ma «philosophie» de progression est basée sur l’entraînement sur la fatigue et l’adaptation du corps. Que je ne fais pas de très longues sorties par exemple. Quiconque me lit ici l’a lu.

Ben imaginez-vous donc qu’une personne qui me lit ici depuis longtemps m’a dit: «Je me suis trouvé UN bon coach qui a une méthode particulière bien à lui, l’entraînement sur la fatigue.» Failli tomber en bas de ma chaise.

Si je m’appelais Pascal pas de -e-, je gage 1000 km que mes propos auraient été davantage considérés. Je refuse une autre thèse que le sexisme. Ce n’est qu’un exemple, je le répète, j’y reviendrai avec nombreux autres qui ne me concernent pas directement. Mais je l’ai observé trop souvent. La parole d’un homme vaut le double. Et l’erreur d’une femme vaut le double aussi…

(Petite pensée ici pour les femmes coach… ça ne doit pas être simple de gagner en crédibilité. (Merci à Patrick qui, en voyant passer des propos sur la performance au féminin, m’a clin d’oeillé avoir déjà lu sur le sujet avant!)

Bon je m’étire et j’avais dit quelques lignes seulement. Voyez comme ce sujet m’allume! Faut que j’y revienne, ne serait-ce que pour moi, pour mettre mes idées sur papier. Et prendre la chance que ça allume des lumières ailleurs.

Creemore
Vous vous souvenez de mon premier ultra l’an dernier avant mon marathon de Reykjavik? Le Creemore Vertical Challenge? Ne pas avoir pu le faire est ma petite déception de l’année, j’avais beaucoup envie de me relancer sur le même parcours, pour le 75k cette fois. Mais impossible, c’est encore beaucoup trop douloureux lors de montées abruptes. Le très sympa organisateur a accepté de reporter mon dossard à l’an prochain. Mais ce n’est pas ça que je veux vous dire. En regardant les résultats et photos 2016, je tombe sur ceci :

Creemore Vertical Challenge... à l'horizontal!

Creemore Vertical Challenge… à l’horizontal!

Ce n’est pas la fin de la course là, c’est lors de la rivière à traverser, l’arrivée est plus loin. L’histoire ne dit pas si sa course à lui s’est terminée là, mais maudit que j’ai ri. Il a fait très chaud je crois. :)

Lapinage et autres projets à court terme
Parce que hein, les projets à long terme, comme dans s’inscrire d’avance, je ne veux plus rien savoir pour l’instant, j’ai en masse donné mettons.

Mais à court terme, j’aimerais bien lapiner quelques fois cet automne pour me remettre dans l’esprit des courses.

J’aimerais courir un marathon en 2016. Il sera plutôt plat, talon oblige, mais ça me tente beaucoup. Et ça jettera à nouveau les bases de mon entraînement (ok, lire ici: mesurer à quel point j’ai perdu de la vitesse dans cette aventure blessure).

Ah oui, en terminant, je lapine ce dimanche au Marathon de Montréal! Si vous me voyez passer, encouragez plutôt mon lapiné! ;)

Et à tous ceux qui y courent, bonne course!

 

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6 réponses à Point de chute, point de mire

  1. Normlecoureuralaretraitequiserongelesongles dit :

    Bon marathon..tu lapine pour quel temps ? ….. 3H00 …?

  2. M-Runner dit :

    Dois-je me déplacer à Montréal pour être lapiné par toi ou tu te déplaces sur demande? ;-) Ben content de lire que tu n’es pas mal prise.

    PS: Garde tes kickbutts pour ton prochain tri!

  3. Fabrice dit :

    Content que la course est repartie pour toi, première fois lapine, chanceux aux coureurs qui t’ont suivi ! Bon lapine garantie ! ? Ta motivation est sans faille ! Bravo pour ta première place même sans être au top de ta forme !

    • Pascale dit :

      Salut Fabrice! J’avais déjà lapiné sur des segments, mais j’avais lapiné mon frère officiellement sur un 5k au complet.
      http://pascaleberthiaume.com/lapinage-en-images

      Mais sinon hier, ce fut une journée parfaite. Rien de moins. Tout a bien été et c’était une météo de rêve pour une performance! Et j’ai rencontré un paquet d’amis coureurs. Une très belle journée quoi.

      Pour ma première place, bah, c’était surtout un essai de la distance combinée avec du vélo. Mais merci. :)

      Mais toi toi, quel dimanche tu viens de vivre à Berlin! Bravo pour ton marathon, quel immense bain de coureurs!

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