Quel beau dimanche pour courir à Montréal! Wow. Une météo performance. J’ai rencontré un tas d’amis. Testé une organisation qui ne cesse de s’améliorer. Vu des tas de coureurs heureux. Et j’ai mené 2 heureux à leur ligne d’arrivée respective. Tout est allé comme sur des roulettes.

Après avoir fait un PB de snoozes je l’admets, j’ai sauté comme prévu sur un Bixi pour me rendre au départ du 5k, trouvé une borne libre exactement à l’endroit souhaité, fait le 5k avec un jeune poulin sans expérience qui ne croyait ni au besoin de s’en garder au début, ni au possible sprint de la fin quand on creuse un peu. Vive la jeunesse. :)

N’empêche, il a écouté, ouvert la machine sur la fin et brisé largement le 21′. Moi bien, j’ai repris mes esprits (teuf teuf, ça se perd vite la vitesse bonyenne!) en courant du parc Lafontaine au parc Laurier pour arriver juste à temps au rdv avec le lapiné no.2, sous la pancarte du 60 minutes. Même chose ici, objectif atteint pour le lapiné qui a fait un chic PB… non pas sans quelques grognements. ;)

Foncer vers l'arrivée qu'on ne voit pas

Foncer vers l’arrivée avec le p’tit frère!

J’étais moins confiante pendant ce lapinage parce que… ben parce que c’était pas comme avec mon petit frère que je peux malmener un peu plus. Lui qui ne porte jamais le dossard et qui m’avait dit au 5k d’Outremont «Je veux faire sous 22’». En tant que grande soeur fiable, de répondre «Parfait Simon, ne regarde pas ta montre et accroche-toi à moi», sachant très bien que c’est sous 21′ que je l’amenais. Mais il n’y a quasi qu’avec son frère qu’on peut prendre ce genre de risque. :)

Dans tous les cas, bravo pour la ténacité qui est toujours belle à voir quand on donne le meilleur de soi, quel que soit le chrono. Et en tant que lapin, on est aux premières loges.

Montréal VS Ottawa
Êtes-vous fous! Pas question que je me jette dans la fosse aux détracteurs de Montréal ici ce matin, je sais trop à quel point ils aiment le détester. C’est fou au fond parce que ces 2 marathons n’entrent même pas en compétition dans le calendrier. Ils sont même parfaitement placés pour pouvoir faire les 2! (J’ai fait plusieurs fois Montréal et Ottawa, marathon et demi.)

Le Marathon de Montréal est un bel événement dans son ensemble. Vrai que le parcours du 42k est nul et nullement à la hauteur de ce que la ville a à offrir. Juste à penser à la beauté de l’avenue du Parc et la vue sur la montagne et je pense à la mer de coureurs qui pourraient y passer et se faire encourager par les Tam Tam (ils existent encore eux ou pas?) au lieu de longer l’ennuyante Christophe-Colomb.

Rue Ste-Catherine, Montréal

Rue Ste-Catherine, Montréal (source: destinationcentreville.com)

Passer sur la Main, Sherbrooke et descendre McGill ou une autre pour rejoindre Ste-Catherine au centre du centre-ville, en veux-tu des spectateurs en voilà! Multiples bouches de métro incluses. Ensuite se rendre jusque sous les boules roses du Village et faire le reste jusqu’au parc Lafontaine comme le parcours actuel. Accrocher St-Denis aussi? Elle manque justement d’amour cette rue je trouve. Les changements à apporter ne sont peut-être pas si grands que cela. N’y avait-il pas eu d’ailleurs un appel à tous «Dessine-moi un parcours» ou j’ai rêvé ça? Courons dans les entrailles de Montréal!

Mais le pourquoi derrière le non-avancement depuis 5 ans du dossier du parcours est un mystère que je ne cherche plus à percer. Ça devait manquer d’enveloppes brunes… Mais pas question d’arrêter les pressions.

Et qu’on ne me parle pas d’arrondissements et de gestion! Si les Parisiens et les Sevillanos y arrivent eux, à fermer de grandes rues de leur centre-ville, sans se taper dessus, on devrait pouvoir nous aussi. (Mais en passant, Séville, marathon international, 10 000 coureurs, il y a aussi des bouts plates, ok?)

Cela dit, quand on parle de Montréal, le combat s’engage toujours avec Ottawa. Les énormités que je peux lire parfois, hou la la. Par exemple, la semaine passée :

«La rue de la Roche est tout croche, tu cours un pied plus haut que l’autre alors qu’à Ottawa c’est top.»

Come on man, mauvaise foi. Force-toi un peu dans ta haine, je ne sais pas moi, ou alors dis juste que tu le trouves pas beau, les goûts ça ne se détruit pas comme ton argument bidon : une rue croche, vraiment? D’abord à Ottawa, le grand boulevard là, qui dure longtemps, ben il est complètement croche aussi… quin toi!

Ah ouais, les cônes oranges. C’est moins cute vrai. À mon dernier ‘Ottawa’, toute la zone autour du 28-30k était dans les cônes et les travaux et on y passe 2 fois. T’en parles pas de ça? Hein quoi? Tu n’as encore jamais fait Ottawa?

Bon, j’arrête ici, je rigole un peu, et loin de moi l’idée de dire qu’Ottawa est nul, c’est juste que pour moi, les deux parcours ont du négatif, les deux ont des bouts ennuyants, les zones d’arrivée se ressemblent et même que celle de Montréal m’est plus sympa.

Et le punch line : ça fait 2 années de suite que c’est beaucoup plus frais à Montréal nan nan nan! ;)

Mais oui, Montréal DOIT offrir aux marathoniens un plus joli parcours urbain. Pour la partie sur le Circuit Gilles-Villeneuve, mmmm je ne sais trop en fait car les avis sont aux extrêmes! Moi j’aime moins ça, mais il paraît que les touristes adorent. Parlant de touriste, til hamingju Kari Steinn Karlsson! (2h24). Et vive la nouvelle liaison aérienne Reykjavik-Montréal. Amenez-en des Islandais!

Et bravo jeune et formidable Ariane Raby… 2h48!

Montréal est un marathon bien organisé, dit la fille qui a eu du plaisir jusqu’à Reykjavik où l’on passait même par un petit escalier pour cause de travaux et où l’on est seul sur environ 70% du parcours. Autrement dit, je n’arrive pas à m’en faire pour les détails.

Et est-ce que ça manque de saveur québécoise? Certain que oui. Des camions de café de brûleries d’ici au lieu de McDo, oui je le voudrais! Une petite poutine du terroir à l’arrivée avec ça? Non pas tant, quoiqu’on reçoit bien une caisse d’huîtres fraîches à l’arrivée du marathon de La Rochelle!

Mais on parle ici d’une grosse machine américaine comme propriétaire et je pense qu’on devra faire avec elle pour longtemps. Faut choisir ses batailles, celle-là on l’a échappée, je choisis maintenant celle du parcours du 42k. C’est le gros morceau qui reste à changer.

Mais attendez, j’y pense chers détracteurs en grande forme : se pourrait-il par hasard que le parcours de Montréal vous fasse aussi un peu plus peur côté chrono? Moins roulant qu’Ottawa? Ha-ha! Je viendrais-tu de mettre le doigt sur quelque chose? ;)

Participation féminine
En jetant un coup d’oeil aux stats du Marathon de Montréal, j’ai fait le saut en voyant le nombre de femmes! Un saut heureux bien sûr.

Du 5k au 21k, nous sommes maintenant en plus nombreuses. Pas que je souhaite un avantage numérique, l’égalité m’irait, mais la surprise de voir autant de femmes m’a ravie. Tellement que je suis allée revoir les chiffres des autres années et j’ai mis ça vite vite dans un tableau que voici :

Marathon de Montréal - Participation des femmes

J’ai sauté quelques années pour un portrait plus large dans le temps… et parce que justement du temps, j’en manque un peu. Nouveau contrat au boulot et début aujourd’hui d’un plan d’entraînement, maison certes, mais je repars sur des bases chiffrées… je vous laisse donc là-dessus!

Bonne course!

12 réponses à Lapinage, participation féminine au Marathon de Montréal et pied de nez aux détracteurs!

  1. M-Runner dit :

    Tu n’écris pas pendant 6 mois et tu écris 6 billets en jours! Je lis mais pas le temps de commenter!! :-))

    Moi je dois être à l’envers de tout le monde mais si je me décide ce sera Montréal parce que c’est plus spécial de profiter des rues fermées dans une grande ville. C’est quoi ton hypothèse pour les femmes toujours en nette plus faible proportion sur le marathon?

    • Pascale dit :

      Une chance que j’ai laissé tomber les 6 autres billets que j’avais en tête depuis samedi. :) Non sérieux, même si je connais bien les rouages des blogues, le mien ici, je l’écris dans calculer. Comme ça me vient.

      Ta question = probablement un long billet possible! Plusieurs raisons.

      -Les femmes en général ont moins de temps pour l’entraînement marathon?

      -Elles sont plus prudentes, donc attendent de se sentir vraiment prêtes?

      D’ailleurs, tu me fais penser que l’heure passée à la fin à encourager les marathoniens sur St-Joseph en fin de course, une amie coureuse avec qui j’étais et moi avons remarqué comme les femmes avaient pas mal meilleure mine.

      Les femmes attendent-elles d’être sûres de (bien) le finir avant de s’inscrire? Faudrait que j’aille voir le taux d’abandon tiens…

      Mais ce qu’on voit est que l’écart se réduit entre F et H dans la participation, alors si la tendance se maintient… ;)

  2. Sonia Santerre dit :

    J’allais répondre dans le même sens que M-Runner… t’es en feu sur les billets !!! hihi…
    Pour le reste, je suis tellement pas la bonne personne pour parler des parcours de course… moi quand je cours je regarde devant, je fais des critiques vestimentaires ou de techniques de course en regardant les autres coureurs… mais rarement le parcours ;-)…. mais… j’avoue que quand on franchit les 21km à Montréal pour tomber sur le parcours du marathon, on remarque un peu plus l’environnement dans le fait qu’il n’y a pratiquement plus personne sur le parcours ! dimanche je me sentais presque seule au monde après 21km (cherche pas mes stats… je te raconterai en privé…), sans personne en plus comme spectateurs, tu as plus l’impression de faire ton training un jour comme les autres. Donc dans mon cas, c’est le manque de coureurs qui affecte ma perception du parcours.

    Et je reste surprise encore par le peu de femmes au marathon en comparaison aux hommes…. surtout que dans mon idée à moi, les femmes sont plus endurantes que les hommes !!!

    • Pascale dit :

      Attends toi là So so so! Je capote, comme je dis plus haut, j’ai passé une grosse heure postée sur St-Joseph, j’ai vu tout le monde à partir de la gagnante jusqu’à environ les coureurs de 3h30. Je t’aurais manquée?

      Ben là, vite que tu me contes ça! :)

      Oui les femmes sont plus endurantes, donc sur le très long, là où la vitesse n’entre plus en jeu, ça va chauffer entre F et H. Mais la vitesse entre encore beaucoup en jeu au marathon. Mais vrai que nous ne sommes plus bio-mécaniquement qu’à environ 18-20 minutes des hommes!

      Et ouais, le vide de spectateurs. Faut aller se pratiquer à la Rivière-Rouge. 49 coureurs, pas de spectateurs. Tu reviens à Montréal et hop! C’est la foule. :)

      Non sérieux, le parcours je crois que c’est clair qu’il est à revoir et je suis claire dans mon billet j’espère.

      Là, faut que tu me contes!!

      • Sonia Santerre dit :

        en passant…. on est passé sous les boules roses de la Ste-Cath ! ça je l’ai remarqué et je n’ai pu m’empecher de dire au coach… wow… c’est bien beau… on est ou là ?!?! hihi

        • Pascale dit :

          Oui on les passe, mais pourquoi ne pas courir sur Ste-Cat un vrai bon bout, centre-ville inclus? Spectateurs assurés. Le vieux, je peux comprendre qu’il y a un enjeu de pavés par exemple, mais Ste-Cat? St-Laurent? Y a du monde là tous les jours de la semaine. Et faudrait revisiter les parcours de jadis, y a sûrement de bonnes idées là aussi.

  3. JP - supporteur et photographe très amateur dit :

    Le grognon te remercie et bien faire de son temps… malgré les courbatures!! :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Cocher pour recevoir les commentaires à venir via courriel ou s'abonner sans commenter.