Longueuil, Longueuil, dis-moi qui est la plus rapide? Ah non, pas moi? Ok, pas de souci. Mais dis-moi, un PB ce sera?

Un PB ce fut, et non le moindre. Mais à vrai dire, je m’y attendais. Ça faisait longtemps que je n’avais pas officiellement couru de demi (2015) et depuis mon PB de 2014 sur la distance (1h29’41), des milliers de nouveaux kilomètres dans les jambes. Ok oui, une blessure peut-être, mais beaucoup de boulot avant et après (et pendant à vélo!). Alors «faire un PB» ça peut être un exploit… ou juste le cours normal des choses. Et dans mon cas, je voyais simplement ça comme l’expression du résultat de mon rigoureux entraînement.

Mais de combien repousserai-je mes limites? Là était la question.

Je dois cependant souligner que ce demi n’était pas prévu comme tel. J’ai acheté le dossard d’un gars ce vendredi et suis passée à l’expo faire le transfert en bonne et due forme. Mon gros objectif du printemps 2017 est un marathon, le reste sert de tremplin, selon le feeling du moment. J’ai enfilé un 15k, un 5k au gré dudit feeling… et ce 21k. Des courses B qui servent la A. 

Si j’avais par contre en tête de faire un demi avait le marathon, je ne savais pas lequel. D’autant plus que mon mollet gauche a crampé le jeudi matin pour une raison encore inconnue, alors assise à mon bureau. Assez pour laisser un «noeud». Mais passons car tout s’est assez résorbé pour prendre le départ et courir sans douleur, juste une tension désagréable qui (et on le voit dans la vidéo ci-dessous) me fait légèrement modifier ma foulée.

Je cours en parlant à mon mollet: Tu ne vas pas cramper dis? Il a été super sympa. Faut aimer nos mollets. ;)

Mais quand j’ai vu le parcours du marathon de Longueuil, dans le Vieux-Longueuil, enfance, enfin, tout est dans le billet précédent, j’en ai eu envie. Je savourais déjà le moment. Une partie de ma famille allait y être… et ils y seront! Je leur dois une partie de ma performance. Leur sourire, leurs cris, leur présence. Merci. Et leurs photos :

Coudonc, je regardes à terre moi là? Regarder loin, ouvrir ma cage thoracique, j’ai dû oublier quelques minutes… À travailler.

Dimanche, 21 mai 2017
Je me lève : je me sens en feu. Littéralement lionne. Tigresse. Et joyeuse. Ouais, tout ça mélangé, le meilleur des mélanges. Souvenez-vous du titre de mon blogue: Le plaisir de la performance. J’avais le sourire accroché jusque-là, seule chez moi. Ça sentait bon.

Météo
Vent: négligeable.
Température? 12 degrés, du départ à l’arrivée environ (MAJ: On m’a écrit pour me dire 13 au départ et 15 à l’arrivée.  Ah bon…) Le soleil ne fut pas aussi présent qu’annoncé. On a été chanceux. Parce que disons-le, c’est beaucoup Une question de degrés.

Alimentation
Pour un demi (et même pour un marathon), je suis de l’école de pensée qu’il vaut mieux ne rien trop modifier à notre alimentation habituelle. (Bah, les détracteurs, contredisez-moi si vous voulez, je suis toute ouïe. Vive les échanges constructifs!) Mais ce n’est pas une bonne idée de perturber son système digestif avec une alimentation nouvelle, car il en demande de l’énergie ce système… 

Mais, un peu plus de glucides bien entendu! Mais rien de drastique. Vendredi et samedi soir, des pâtes. Rien d’original, mais efficace. Sinon, tout le reste identique à mes us et coutumes. Je continue même de boire mon verre de rouge aux repas! Et oui ok, je mange peut-être un ou deux Maynards de plus ici et là. ;)

Hier matin? Je bois un seul café contrairement à mon 2 habituels chaque jour de ma vie. Ouais, j’ai diminué la caféine de moitié pour ne pas trop monter ma chaleur corporelle voyant que le risque de 13-14 degrés voire plus était présent. Si le soleil sortait, ça aurait rapidement été trop chaud pour une bonne performance.

Je ne mange presque pas pour déjeuner, un peu d’avoine, l’équivalent d’une demi-tasse environ. Rien d’autre. Sur demi, ça me semble superflu. Tout comme boire sur le parcours (à température normale). L’hydratation, c’est dans les jours précédents et le matin même selon moi, pas pendant. (Sur demi je le répète.) J’accrocherai 2 gorgées d’eau en tout sur le parcours. 

Je bois par contre un Gatorade (rouge) sucré avant le départ. Je ne bois jamais autant de sucre mais là, je sentais que ce serait payant. Mon intuition a eu raison.

J’avalerai en plus un gel au 7e et au 14e km. Banzai! C’est l’avantage de ne rien consommer en entraînement, ni eau, ni sucre, même pour plus de 2h. À jeun de temps en temps même pour une longue. Pousser le corps dans ses derniers retranchements. Semer les graines… et en récolter les fleurs lors d’une course officielle. Ouais, arrivé en course, c’est carrément de la drogue! :)

Dans ma tête
La veille, j’ai visualisé au moins 10 fois ma course. Je l’avais dans la peau. Dans les jambes. Dans la tête et de plusieurs façons. Je n’étais plus inquiète de rien, tout obstacle avait été rencontré en pensée. J’avais hâte au départ. C’est bon signe.

J’ai choisi de courir ce demi avec de la musique. Et avec quoi? Je me suis fait samedi une playlist des succès de mon adolescence longueuilloise! C’était un pèlerinage je vous dis! Un peu de U2, du The Police, beaucoup de Rush. Et oui madame monsieur, il y avait même ceci :

Objectif? 
En trois temps, toujours dans le but d’y trouver une satisfaction. Avec et contre soi, la course. C’est important de se donner des tapes dans le dos quoiqu’il arrive. C’est bon pour le mental. Il ne faut pas être complaisant, mais pas intransigeant non plus. Il faut jouer entre les deux je crois en tant qu’amateur. Le plaisir… de la performance. 

A: 1h28′ (parce que je le valais selon mon dernier 15k dans la bouette)
B: 1h28’59 (parce que des fois, il fait plus chaud que prévu)
C: PB (2014: 1h29’41) (parce qu’un PB, c’est une progression, et progresser, c’est bien)

Je ne voulais rien savoir du reste par contre. Je ne me suis pas entraînée autant depuis 2014 pour faire moins que ça! Et mes récentes sorties avec vitesse spécifique m’indiquaient quelque part dans le 1h28, confirmé par mon récent 15k dans la bouette. Mais dans la bouette. Il y avait donc une zone grise. Sur l’asphalte, de combien mieux ce sera?

Ce sera beaucoup mieux.

Échauffement
Tout court (500m) faute de temps. Mais quand même eu le temps de piquer une jasette au grand gagnant de cette course, Samuel Trudel. Samuel que j’ai connu via ce blogue. C’est-ti pas chouette! 

Moi: Et puis, ton objectif aujourd’hui?
Lui: Je vais tenir du 3’40 jusqu’à ce que mort s’en suive.

Ça a le mérite d’être droit au but. :)

Bravo pour ton super marathon Samuel. Je rêve avec toi de la prochaine étape. ;)

Départ

Source: Page Facebook de l’événement

Départ ultra pépète. Pépète n’était pas nerveuse. Pépète se sentait stratège. Pépète était bien.

Je me claque donc les 4 premiers kilomètres à + 5 secondes de mon allure cible (4’10), soit autour de 4’15. Je ne sens rien, j’ai juste hâte de décoller. Je suis d’ailleurs l’éventuelle gagnante du marathon, la très connue Marie-Caroline Côté, qui est pour l’instant autour de 4’15 (3h) pour son 42k. Mais moi je patiente. Alors ça fitte! :)

Km 2 environ. Source: Page FB du marathon.

Ça va super confo, ultra confo. Mais je sais que c’est toujours trop beau pour être vrai au début d’une course. Alors je respecte le plan de match, même si mes antennes me disent : Ce sera une bonne journée.

J’ai 2 filles qui me colleront pendant les 10 premiers km. Elles passent devant, je repasse, ainsi de suite. Je les perdrai sur la coquette rue St-Charles où je savais qu’au kilomètre 11, ma famille m’attendait (et au 12e, 14e, etc., ils avaient une bonne stratégie de gestion de parcours :)). Bon, pas toute ma famille, manquait mon p’tit frère et le coeur de ma vie, ma fille. Mais de joyeux lurons quand même. :)

Je suis maintenant largement devant elles. Je volais.

Pendant…
Ensuite? Bien ensuite, allez voir mes splits dans Strava bonyenne, j’ai fait un split négatif de plus d’une minute sur demi! Le problème est que dès le 15e km, je sentais que je devais ouvrir mon jeu, beaucoup plus. J’avais du lousse plein les jambes!

Mais ma montre sonnait des km à 4’… et ça m’intimidait alors que mon ressenti lui, était tiguidou. Coincée mentalement entre les deux j’étais. J’ai donc manqué de confiance en mes moyens car je me suis retenue. J’ai été ridiculement trop conservatrice!

Des km 11 à 16, j’ai croisé quelques gars avec qui j’ai piqué une (petite) jasette, dont un que j’ai tenté de relancer, le voyant ralentir. Il m’avouera être parti sur un objectif de 1h25, trop rapide pour ses moyens. Un départ trop rapide, ça pardonne rarement. Il me suivra 1 km… et me dira d’y aller. À plus le jeune!

Je rencontrerai aussi le célèbre Mat Run, lapin de 1h30. Il est seul, pas de coureurs de 1h30 avec lui. Je lui demande s’il est toujours enligné sur 1h30 car il me semble plus rapide? Enfin, c’est ce que ma montre me dit. Mais vrai que je suis partie plus en arrière que lui. On se verra ensuite à l’arrivée, yé, un nouvel ami passionné de course! 

Fin de course
Je suis pas mal seule en passant le 15e. Je ne veux plus être seule, je l’ai dit déjà dans une précédent billet, j’ai envie de plus grosses courses. Je me cherche donc un ami. Une présence. Une gambette plus dynamique. J’aperçois au loin un grand, mais grand je vous dis! (6 pieds 6 pouces, qu’il me dira, j’ai couru une récup avec lui ce matin…). C’est ma cible, je dois le rejoindre.

Chose faite quelque part après le 16e kilomètre. Je le suis. J’ai envie de lui parler mais je n’ose pas perturber sa course. Je le crois sur marathon (je ne vois pas son dossard, il est devant moi). Sa foulée est fluide, légère, il semble en total contrôle de sa course. Je ne peux m’empêcher de le remercier d’être là, si motivant qu’il est par son style détendu. Et j’ajouterai quelques niaiseries bien entendu. ;)

Mais le voici, Éric, 6 pieds 6 je vous dis! J’ai l’air de 4’3 à ses côtés alors que je mesure 5’8! 

Avec Éric, concentrée sur mon fan club familial.

Je le suivrai jusqu’un peu après le km 19 où il me fera signe d’y aller. Je suis surprise, je ne comprends pas trop, suis-je en train de changer le cours de son marathon? Ça va si bien pour moi… je n’en crois pas mes jambes!

Dans tous les cas, je le reverrai plus tard que je lui dis, et je fonce. Je me décide enfin à ouvrir. Mais soyons sérieux ici, il était trop tard. Que peut-on tant retrancher à 1,5 km de l’arrivée? Même si je pousse tout ce que je peux, je sauverai quoi, 15 secondes? 20? Et si le mollet crampait? Je pèse le pour, le contre, je tergiverse et finalement, en voyant l’arche, je fonce… à 500 mètres. :)

L’arrivée
Et contre toutes attentes, car jamais, jamais je n’ai ce genre d’émotion en course, je lève les bras. Je (me) crie yeeeeah! Je passe le fil d’arrivée et je me penche et frappe le sol de mes deux mains. Je suis une killer de parcours (dans ma tête…). :)

Un mélange de compassion pour moi et de rage de vivre. Bon j’arrête ici, je vais verser dans le pathos! Mais je pense n’avoir jamais mené un PB avec autant d’aplomb.

Mon arrivée plutôt heureuse, non? ;)

Résultats
1h27’19 (4’08/km)
3e femme, 1ère de catégorie (20e au général sur 932)
Résultats complets sur Sportstats

Prix: Une carte-cadeau de la boutique Courir, un carnet de course, une bouteille de cidre Michel Jodoin.

Deux jeunesses devant moi (20-29) dont Jessica Porfilio. Où est Isabelle Rouleau, triathlète reconnue?

Secret?
Non pas de secret, un bon entraînement. Un bon mental. Mais, bon, disons que oui il y en a un. Une sortie clé, ou plutôt, un enchainement clé de deux sorties, 10 jours avant, réservé à mes amis Strava. ;) C’est payant, chaque fois oh la la que c’est payant!

Et la suite?
Place au marathon de printemps! Je pensais faire Ottawa pour la foule et la possibilité d’avoir des copains de course tout le long. Mais ma fille (qui a une nouvelle jobine de fin de semaine) ne peut pas. Et je veux que ma fille y soit. Alors je pense que je dois remettre ça à Laval la semaine suivante. (Je t’aime mon amour.)

Le moment tant attendu…
Comme le veut la tradition nouvelle acclamée par plusieurs amis, voici le tableau des équivalences de performance selon l’âge et le sexe! (Toujours selon Marathon Guide, mais prenez le calculateur de votre choix hein!)

Alors toi, oui toi, mon demi-marathon, que te faudrait-il courir pour l’accoter?

Homme 70 ans = 1h36’55
Homme 60 ans = 1h26’43
Homme 55 ans = 1h22’35
Homme 50 ans = 1h19’10
Homme 45 ans = 1h16’23
Homme 40 ans = 1h13’55
Homme 35 ans = 1h11’41
Homme 30 ans = 1h09’42

Femme 30 ans = 1h18’54
Femme 35 ans = 1h21’22
Femme 40 ans = 1h24’11
Femme 45 ans = 1h27’19 (mon âge)
Femme 50 ans = 1h30’51
Femme 55 ans = 1h35’14
Femme 60 ans = 1h40’37
Femme 70 ans = 1h54’10

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39 réponses à 21k de Longueuil, le récit

  1. Josee Perreault dit :

    J’aimerais savoir ce que je fais et ou je m’en vais comme toi. Ça doit être plaisant. Good job mon amie!!

  2. Emilie dit :

    Bon, là, tu vas lâcher ta montre en compétition et te fier à ton ressenti!!!
    C’est bien le seul commentaire que je peux me permettre devant cette course gérée du vendredi à l’arrivée!
    Bravo encore!
    C’est tellement motivant de lire un tel récit!
    Merci!

  3. Cindy dit :

    Superbe performance!!!! Ya de quoi à être fière!!!!!

  4. Elza Pelletier dit :

    Toujours la meilleure! Bravo, tu as réussi a battre ton temps!

  5. Eric dit :

    Et moi qui pensais que je te tirais… Après cette lecture, je réalise que tu as géré encore mieux que je pensais. Bravo! Je te souhaite d’atteindre ton but avant la fin de l’année!

    • Pascale dit :

      J’appréciais énormément ta présence alors oui. :) Ce ne fut pas assez long par contre, alors garde tes «racers» pas loin, on remet ça. ;) Merci Éric! Et bien sûr, un tout aussi grand bravo à toi.

  6. Patrick Sirois dit :

    ah merci d’avoir partagé ton récit de course. Toujours intéressant de te lire et si instructif!

  7. Nicolas Turgeon dit :

    Un récit fleuve pour ce demi! Aussi inspirée à la plume que sur le bitume… C’tu l’fun quand on est en forme lors d’une épreuve! Espérons que ce sera le cas bientôt pour l’épreuve A!

    • Pascale dit :

      Ah ah ah, ah oui fleuve, tant que ça? Hihi. Bah, je n’ai pas caché ce que cette course représentait pour moi. En plus tu le sais toi, que j’ai dû reconstruire mes forces de coureuse après avoir été coupée en pleine progression. Et oui c’est l’fuuuun! :)

      Épreuve A = tant qu’il ne fait pas 20 degrés, je devrais me débrouiller pas pire! :)

      Merci Nico!

  8. Melly dit :

    Ou la la, le vers d’oreille! J’avais complètement oublié l’existence même de cette chanson, mais là je suis assurée de m’en rappeler pour les 15 prochaines années :)

    C’est donc bien plaisant lire un récit de course qui se déroule dans le gros fun noir.

  9. Phil dit :

    Wow félicitations, très belle course gérée comme une pro !

    • Pascale dit :

      Bonjour Phil! Merci beaucoup de t’arrêter comme ça ici pour ce petit mot. Même si petit, il fait toute la différence. Plus de 325 personnes déjà sont venues lire ce billet, dans lequel je crois, j’en mets plus que le client en demande. Alors que tu aies pris le temps de ce petit salut virtuel, ça me fait TRÈS plaisir.

      Et comme une pro je sais pas, mais comme coureuse qui commence à mieux jouer ses cartes, oui. :)

  10. Pascal Nadeau dit :

    Impressionnant tous les PB qui furent réalisés ce dimanche. Ce l’est encore plus pour des coureurs d’expérience tel pour toi et Pierre Faucher. Ravi que tu aies rencontré la légende de l’est de la ville (Éric). Je l’appelle ainsi puisque ma sœur et mon beau frère, qui demeurent adossés au parc Maisonneuve sont tjrs étonnés de le croiser partout, que ce soit alors qu’ils se dirigent vers le centre-ville ou à l’occasion de leur sorties au Parc Maisonneuve ou au Jardin Botanique. Éric aborde la course avec un tel sérieux, par ses lectures, ses réflexions et ses entraînements qu’il me déroute et il en est de même pour toi! En ce qui me regarde, je suis bien davantage intuitif. Même si je sais que je gagnerais à être sérieux… Une question de newbie: d’habitude c’est le chip time out gun time qui compte? Ma première course fut le chip, ma seconde le gun et pour celle de dimanche, Éric me dit que ce fut le chip time. Par ailleurs, ressens-tu le besoin de te placer vers le devant du peloton au départ même si c’est un chip time afin d’éviter d’être freinée par les premiers coureurs plus lents? Tu vois, par mon genre de question, que je suis vraiment un nouveau venu!

    • Pascale dit :

      Je te réponds dans le désordre:

      C’est un parcours super roulant oui… à faire! Une boucle en plus, alors c’est «fair» comme résultat si je puis dire. Tout ce que tu montes tu le descends, tout ce que tu confrontes dans un angle tu l’as dans l’autre. C’est pas mal là qu’on peut aller chercher ce qu’on vaut réellement sur une distance… si la météo est clémente, il va sans dire.

      La légende de l’Est… hihi! Je retiens. :)

      Non, je ne suis pas une coureuse d’expérience, je ne sais pas où tu prends ça. Moi je discute avec des Louis-Philippe Garnier de ce monde, ou je suis quelques km des Marie-Caroline Côté, ça, ce sont des coureurs d’expérience. J’ai tant à apprendre encore.

      Je suis très intuitive en général, toute ma philosophie d’entraînement est ainsi. Maintenant, quand arrive le temps en course officielle d’exprimer le résultat de cet entraînement, ça prend des balises chiffrées… et tu les as toi aussi, je te lis sur Strava tsé. ;)

      Chip time, gun time, je te répondrais sans être sûre que c’est parce que le monde de la course ici est en transition. J’ai déjà perdu une position au Lac Brome par Gun time. Alors que certaines grandes courses, c’est révolu cette époque. Alors je suppose que pour l’instant, la règle est propre à chaque course. Mais tu vois, je ne sais pas réellement.

      Oui, il le faut, car on perds quand même beaucoup de temps à zig zaguer car un paquet de coureurs se placent trop en avant. J’ai bien tenté hier de m’avancer, mais c’était trop compact. Je voyais d’ailleurs le lapin de 1h30 nettement devant alors que mon objectif était clairement en dessous. Mais bon, c’est reservé aux gens à l’heure. ;)

      Merci Pascal! Et bravo à toi pour ta course-entraînement! :)

    • Eric dit :

      Chip time vs gun time, ma compréhension:

      Pour le podium c’est le gun time. Les 1-2-3 qui franchissent la ligne d’arrivée sont sur le podium.

      Pour les qualifications (Boston, NYC, etc) c’est le chip time.

      • Pascale dit :

        Merci beaucoup Éric pour la réponse officielle. Mais c’est fou quand même, en quoi le gun time peut-il être pertinent (hormis dans les courses sans tapis de départ bien entendu)? Une idée?

        • Eric dit :

          Pour que les coureurs sur le parcours sachent exactement où ils se situent par rapport aux autres. Imagine la fille en deuxième place qui se garde de l’énergie et arrive silencieusement derrière le meneur et lui rafle la première place à la dernière seconde avant qu’il ait le temps de réagir. Tu voudrais que le gars garde sa première place parce qu’il est parti 5 secondes plus tard? Comment la fille était-elle supposée le savoir qu’elle avait besoin de 5 secondes, pas 3 ou 4? Si c’est le chip time qui comptait pour le podium, ça enlèverait de la stratégie de course. Les coureurs courraient tous contre la montre ou lieu de courir les uns contre les autres.

          • Pascale dit :

            Je vois oui, mais en même temps non. Il n’y a pas de place pour tout le monde près de la ligne de départ… En tout cas moi, dimanche, j’ai voulu me glisser plus près et je ne pouvais pas. Et si ça m’avait valu de perdre ma place sur le podium?

            • Eric dit :

              Je ne fais pas les règles. C’est comme ça. Si tu veux une place sur le podium, arrive à l’avance ou joue du coude sur la ligne de départ ou rattrape le temps perdu. Je pense qu’il y a pas mal de monde qui voudraient avoir « ton problème ».

  11. Eric Deschamps dit :

    Hey Bravo!! les sorties avec ta fille ont payé X2 …!!!

  12. Michèle Lalande dit :

    Quelle belle course ce fut! J’entends encore les « allez Pascale » résonner à mes oreilles et je souris de joie!

  13. Pat F dit :

    Beau boulot avant et pendant la course. ( Ton récit me motive pour dimanche )
    Je suis admiratif de ta performance mais aussi beaucoup de ta capacité de raconter tes courses…Super résumé.

    Dommage pour Ottawa, j’aurais bien aimé prendre le départ avec toi et te suivre de pas trop loin en espérant garder l’écart le plus petit possible :D

    • Pascale dit :

      Merci beeeeaucoup Pat. Et voir ton nom apparaître ici me fait toujours grand plaisir, ici ou FB ou enfin, voir ton nom point. :)

      En tout cas, vais être en pensées à côté de toi dimanche, j’ai hâte pour toi!

  14. Isabelle dit :

    Tu courrais comme une gazelle! Tout semblait si facile et plaisant. Tu étais dans TA zone. Une très belle course, fort inspirante.
    Encore bravo.

    • Pascale dit :

      Toute ton expérience de coach, ton assurance et ta compréhension de l’effort se ressentent dans les quelques mots d’encouragement que tu lances ici et là. Chanceux sont tous ces jeunes joueurs de t’avoir. Encore merci. J’espère avoir l’honneur de te ravoir comme supportrice sur un autre Longueuil. :)

  15. Valcox dit :

    Et dire que j’ai zappé cet article ! Heureusement que tu en as parlé sur fb !
    Quelle belle gestion de course, wow !!! Performance extraordinaire, bien sûr, ça, je te l’ai déjà dit :-) Ce que j’envie, c’est surtout ce PLAISIR que tu as eu dans ton effort. Parce que sur toutes mes dernières courses, j’en ai bavé, de plus en plus, et donc avec de moins en moins de plaisir (pour ne pas dire pas du tout) … Il n’y a eu qu’à Chicago où j’étais dans le même état de toi, quasiment de l’euphorie en courant, avec un beau négative split aussi … et ô miracle, un PB à l’arrivée ;-)
    Par contre, tu me déprimes avec ton tableau d’équivalences : ça me rappelle que je ne peux plus que baisser, et avec des secondes par grosses poignées chaque année :-((((( (LOL – vaut mieux en rire qu’en pleurer !)

    • Pascale dit :

      Si tu vois mon tableau des PB, je suis loin d’en faire chaque fois. Et certains marathons, j’avais l’impression que tout partait en vrille aussi. Je tiens à le spécifier, car ce dernier demi, je l’ai simplement couru à disons 2 »/km de lousse si je puis dire. J’ai bien géré (je n’ai juste pas ouvert, c’est ça le hic). Tout ça pour dire que revisite ta gestion de ces courses où tu en as bavé… peut-être étais-tu sur un mauvais objectif? Ça ne prend pas une grande marge d’erreur pour changer l’ensemble d’une course.

      Et ce tableau, hihi, c’est drôle les perceptions, parce que tu vois, il m’envoie à moi exactement le même constat, et au contraire, ça me motive! :)

      Merci mille fois, c’est toujours hyper plaisant de te lire Val. :)

      • Pascale dit :

        Je spécifie: Ça me motive car il s’agit d’une moyenne par tranche d’âge, et en plus, les humains sont plus en forme plus longtemps (s’ils le veulent), alors ça me donne le goût de lutter contre cette moyenne.

        Ce que tu fais très bien d’ailleurs. ;)

  16. M-Runner dit :

    Félicitations!! Je dois admettre cependant que je ne suis pas surpris. Épaté.. admiratif… mais pas surpris. Les fois où tu écrivais ce que tu fais en entraînement avec des semaines détaillées le montrait (tu devrais le refaire plus souvent c’est cool). Tu as eu ta blessure mais tu as remonté la pente alors pas de de surprise ici… Tu peux poursuivre où tu étais rendue et moi être heureux pour toi. :-)) Bravo Pascale!

    • Pascale dit :

      C’est ben gentil ça. Ouais, c’est en plein ça le rôle d’une blessure, nous faire une jambette au mauvais moment pour voir ce qu’on a vraiment dedans. ;)

      Merci de partager mon plaisir et ma fierté. :)

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