Veuillez attacher vos lacets, nous entrons dans une zone de turbulences au réputé marathon de Philadelphie 2017… ouf! Quel angle prendre pour raconter un tel combat contre le vent où nous sommes tous devenus complices sur le parcours! Je vais peut-être vous surprendre, mais je me sens chanceuse d’avoir vécu ça… oui oui!

“I’m issuing a first alert Sunday, 4 a.m. to 4 p.m. for the likelihood of strong sustained winds (20-30 mph), and potentially damaging wind gusts of 45 to 50 mph during the day Sunday,” (Source)

Ce sera tout pour la météo. Je vais plutôt construire ce billet en parlant de ma gestion de course contextuelle et selon mes attentes qui n’ont pu que se retourner sur un 10 cents.

Comme coureuse, ce sera infiniment payant sur tous les plans. J’ai l’impression d’avoir suivi un cours «Gestion de course 303» en accéléré… en plus de m’offrir un PB!

Car si je devais résumer mon marathon, je dirais ceci: j’ai été pro-active. J’allais à Philly pour toucher le 3h, j’ai révisé mes objectifs dans les 2-3 jours précédents, encore la veille voyant que c’était pire pour finalement révisé tout ça le matin même en voyant que c’était encore plus corsé que tout ce qui avait été prédit.

Mais juste avant, des détails sur le marathon comme tel.

Le Marathon de Philly
-L’expo est bof mais c’est comme passer l’Halloween. On reçoit une tonne de trucs, de quoi grignoter tout le long dans l’auto au retour. :)
-J’ai bien aimé la ville, le parcours est joli entre ville, parc (zoo?) et rivière.
-Selon les stats, il y a souvent pas mal de vent par contre. J’ai mis les 5 dernières années à la fin de ce billet.
-Les côtes ne sont pas casse-pattes. Tsé, les petites cibolac de côtes qui te coupent les jambes mais qui ne se descendent pas vraiment vite parce que trop pentues? Il n’y en a pas.
-Les rues dans la partie du centre-ville sont inégales avec beaucoup de trous ou relief. Surprenant pour un tel marathon.
-On a réservé l’hôtel quelques jours avant, à 500m du départ pour un prix plus bas que la moyenne. Donc, ça se peut.
-On peut arriver 10′ avant le départ, la sécurité ne prend que quelques minutes si on n’a pas de sac. Avec sac, je ne sais pas par contre ok?
-Il y a nombreuses entrées de corral, ce qui permet de bien se positionner même si on arrive 10′ avant. ;)
-C’est un faux-plat descendant pour les derniers 400m (parcours 2017). Croyez-moi dans le contexte, c’était une joie. 

Une question de gestion…
Comme je l’avais écrit dans le billet d’avant-course, j’avais déjà rayé le 3h. Le viser était un échec assuré de l’objectif B voire C. D’ailleurs, ceux qui s’entêtent à ne pas ajuster, on les revoit inévitablement plus loin sur le parcours… ce qui fut le cas.

Visa le A tua le C…

Nous nous sommes donc attablés la veille et avons peaufiné notre stratégie de course entre amis coureurs au même rythme. Nous avons identifié les segments clés quant au vent et au dénivelé qui n’est pas négligeable à Philly (200m de D+) .

Vrai que ce n’est pas un parcours très difficile, mais de là à le considérer roulant? En tout cas, pour moi à la recherche d’un chrono accoté sur mon plein potentiel actuel, je ne trouve pas Philly ‘roulant’. Il est… correct. Ouin, je manque de vocabulaire pour celle-là. Laissons plutôt les images parler (portez attention à l’échelle):

 

Le risque VS la récompense
Même le 3h05 était un gros risque. Mais j’étais prête à le prendre puisqu’entraînée pour faire de beaux yeux au 3h. Pour y parvenir, je devais partir avec un groupe de 3h10, patienter au moins jusqu’au 15e km, et ouvrir mon jeu progressivement dans les courtes sections de vent favorable et surtout, profiter de celui-ci dans le dernier 9 km.

Le hic, est que les éléments clés ne se sont pas présentés comme prévu.

En sortant de l’appart le matin, on a bien vu que c’était fou. Un vent indiscipliné (des rafales venant de partout). Et surprise, il faisait autour de 14-15 degrés. Donc un genre de plus chaud, plus venteux… bonjour Philly!

Mais la vie étant souvent bien faite, le vent a chassé le chaud. 

Mais il était clairement plus intense que prévu. Alors instantanément, en marchant vers le départ sur la Benjamin Franklin Parkway, la seule façon de tirer au moins une épingle du jeu est de viser un PB. J’ai certes progressé depuis, mais les conditions du jour viennent bouffer tout ce jeu. Alors PB ce sera (sous 3h09’41).

Mais dans ma tête, pas question de voir le 3h09, je veux au moins changer de minute! Mon combat sera celui à allure 3h07, car je veux une certaine marge de manoeuvre pour mon 3h08’59 visé en cas de pépin de parcours (perdre mon chemin, soulier détaché, envie d’une crème glacée…). ;)

Autrement dit, gérer c’est vider juste assez progressivement notre réservoir pour arriver sous l’arche avec le meilleur chrono possible au bout de nos réserves. C’est ce que ferai.

Est-ce Johan Trimaille, 1er Québécois, à droite avec la casquette rouge? (Source: page FB du marathon)

Dossard Gold
Si vous vous demandiez ce que ça vaut ce type de dossard, hormis un corral devant, c’est une tente VIP au chaud avec eau et boisson sportive, un dépôt de sac express, toilettes privées et le comble: côtoyer des élites juste avant leur course. Voir leur visage. Leur état d’esprit. Pas mal quoi… Mais je n’y suis restée que quelques minutes car j’ai préféré l’amitié à la tente Gold. ;)

Ma course
J’avais tout ce qui me fallait:

-2 gels (il y en avait 3 autres annoncés sur le parcours mais finalement pas au 35e, oups! Surprenant pour un gros marathon.)
-Camisole, short, souliers que j’aime.
-Et mon désir de faire de mon mieux.

Tout y est.

À ce point, je ne pouvais plus rien inventer. Je devais gérer avec le réel du jour. Je suis venue jusqu’ici, j’ai mis un dossard, je vais donner tout ce que j’ai. C’était ça qu’il y avait dans ma tête. Et déjà l’envie de recommencer. Vous commencez à me connaître! 

Pour moi en ce moment, courir à 4’26 (3h07) dans des conditions normales, c’est très confortable. Mais rapidement sur place, je sentais que j’avais fait le bon choix. Quand on affronte ça, cette force de vent, tous nos repères de vitesse tombent. On doit se fier à l’effort.

Et j’ai patienté. Les kilomètres sonnaient à ma montre. La course prenait forme. Elle se construisait comme j’aime dire. Car un marathon, c’est une construction. Bloc par bloc, les fondations doivent être solides. Ce qui commence au km 30 s’appuie sur elle.

Et je me souviens qu’au 10e km, j’avais hâte de voir les fameuses côtes de Philly qui nous attendaient entre les km 11 et 15! (Le parcours a changé il faut dire, vérifiez vos références pour ceux qui l’ont déjà fait.)

La première côte passe, j’ai le sourire jusque-là! Je trouve ça moins pire que prévu. En voilà au moins un élément plus ‘facile’ qu’annoncé! Je suis sur du 4’30-4’40 (par rapport à du 4’25 pour le 3h07). C’est tiguidou comme coût.

Et la construction se poursuit.

La seconde côte arrive, ouf, celle-là, même si je m’en suis bien sortie, je l’ai trouvé plus ardue (lire plus longue). Rien de majeur en terme de % de pente, mais longue. La course est jeune, je dois m’en garder. Alors je n’essaie pas d’impressionner mon voisin en gambadant à allure constante. Effort. Effort. Effort.

Le vent jusque-là? Dur dur. Il l’a été tout le long, alors pas besoin de le re-re-re-mentionner n’est-ce pas? :)

Nous voilà enfin au passage du 21k, tout va bien: 1h33’35 (sur ma montre). C’est-ti pas beau ça? Multiplier par deux, allez, lâchez vous lousse.

Et c’est à ce moment pile poil que j’ai une bouffée d’optimisme: avec le vent de dos au retour sur 10k MOINS la fatigue de fin de course, je peux être dans le 3h06!

Je fonce alors (dans ma tête, car je conserve la même vitesse ou plutôt effort dans ce cas-ci).

Le 30e arrive, ça va bien! Je suis toujours sur 3h07 pile poil même que je viens de gruger des miettes. On prend tout, dans ce genre de défi.

Pascale 1 – Vent 0

Et ça serpente, beaucoup plus que je ne le pensais. Et souffle le vent au bord de l’eau… ni d’ouest, ni du nord-ouest, il vient d’où? on se sait plus. Mais oh qu’il soufflait! Mais t’as pas fini un peu? On doit n’avoir eu au maximum que 3 km de vent favorable dans cette course!

Les coureurs tombent un à un. Et là, je m’impatiente un peu: mais merde, il arrive où pas ce fichu tournant en épingle pour qu’on retrouve enfin un peu d’élan? Parce que là, ça a l’effet d’un mur. Et je ne compte plus le nombre de trucs reçus au visage.

À noter que c’est très joli cette rue pour notre aller-retour, petite allée remplie de spectateurs. Mais le cône m’a semblé si beau! 

Et hop, on profite maintenant! Un ti boutte. Pis après non. Pis un peu encore, pis as du tout. Comme ça sans arrêt. Le vent n’était pas dans notre dos comme le conte de fées le disait. Foutaises. La vie n’est pas un château. On nous a vendu des rêves. ;)

Mais l’histoire est encore belle: je suis toujours sur mon temps cible. Malgré un parcours inconnu pour moi, des côtes, du vent, des faux plats, malgré tout ça, j’arrive à avoir pile poil l’allure moyenne désirée… sans vraiment regarder ma montre. Yé!

On serpente, c’est maintenant chacun pour soi. Je ne vois plus aucun sourire. Que des regards de coureurs qui veulent que ça finisse. 

Je remonte quelques femmes, une à une. Mais je travaille fort comme jamais. J’entends mon nom, c’est à peine si je peux regarder qui c’est. Ah tiens, c’est Patrick! Je souris dans ma tête. :)

Tous ces repères kilométriques ne sont pas tranchés au couteau, mais autour du 37-38e, il se passe un renversement de situation énorme: Le vent atteint certainement du 50 km/h et on l’a à ce moment là, en pleine face. UN MUR. Et il faut pousser dessus. Ma montre indique alors nettement en haut de 5’/km.

Entre les km disons 37 à 40, ça m’a coûté DEUX MINUTES. Faites le calcul, remettez ça en %, je sais pas moi, mais relativisez le temps en fonction de mon allure, C’EST ÉNORME. 

Jocelyn est alors près de moi, co-coureur du jour (nous n’étions jamais loin mais jamais ensemble). Il voit bien que je donne tout ce qui me reste, mais que ça n’avance pas! 

Je suis grande pour peu de muscles et de poids. La règle (pas la mienne, celle de la science) est que notre vitesse est affectée par le vent selon le rapport poids/superficie. Notre superficie. Je suis large d’épaules mais mince, et pas très lourde. De côté, je suis étroite. Bref, je suis un drapeau dans le vent.

Vent 2 – Pascale 1

Statistiques: On peut d’ailleurs observer une baisse de vitesse beaucoup plus marquée dans le top 20 femmes (les pros et élites, ceux qui ont un plan de match de pro avec le coach, tsé?) que dans celui des hommes. Ce qui NE VEUT PAS DIRE que ce n’est pas difficile pour les gars! Ok? :)

D’ailleurs, le 1er du classement des coureurs issus de Philadelphie (bourse spéciale), Patrick Richie, a dit ceci:

«I felt like my preparation was a little better, but just the wind of Kelly Drive caught up with me pretty hard, especially on the last couple of miles.»

Je ne suis donc pas folle. :)

Je disais donc que tous mes rêves de 3h07 se sont évanouis là. En l’espace de rien du tout dans l’ensemble d’une course. J’ai déjà creusé profondément en moi avant sur un parcours, mais jamais autant que ça. Je ne savais plus où trouver les réserves, je survivais. Et je pensais à ma fille (petit bout sentimental du billet).

Et je voyais même le PB s’approcher du précipice. Mais je le retenais fort.

Jocelyn, un peu plus petit et plus lourd, réussit à tenir mieux que moi et passe le fil une minute avant moi. Il m’attend alors avec une médaille, on se fait l’accolade, le soulagement est alors perceptible. Tangible. On est heureux.

C’est un défi énorme que nous avons finalement relevé tous les deux avec un PB! Et celui-là, si jamais une cheminée, il y serait accroché. 

À noter: Jamais dans tout cet effort je n’ai douté du «Mais pourquoi je fais ça moi». Pas une seconde.

Réflexion pour un peu de sagesse…
Oui je le répète, j’ai très bien géré ma course. Je connais mes qualités et mes défauts, et ça, c’est une force chez moi. Et dans cette ré-organisation du matin même, avec les conditions, réussir à livrer une course aussi variée dans un chrono qui lui, fut assez bien maintenu, c’est ma victoire. En fouillant les résultats, j’ai vu très peu de femmes avoir tenu, la plupart ayant un bien plus grand écart de vitesse et donc, qui sont parties trop vite pour les conditions et l’énergie qui était emportée par les rafales. 

On voit mon allure de 7’06 à 7’12 pour la fin. C’est pas pire je trouve pour des gens qui basaient leur gestion sur un vent favorable au retour!

Mon résultat 2017 à Philly.

Et il ne me restait plus rien à la fin. Le réservoir était complètement vide.

Résultats (ben c’est tout écrit déjà ci-dessus, mais j’ajoute des points)
1ère de catégorie (oh, c’est écrit déjà, mais laissez-moi 48h d’endorphines batinse!)
2e Québécoise (la 1ère est Joëlle White (29 ans, Montréal) avec 3h08. Bravo Joëlle!)
4e master
37e femme

Post-Course
J’évite la position assise après une course. Je marche. Évidemment, à l’hôtel, une douche et un peu de repos certes, mais nous sommes repartis pour faire un peu de tourisme. Un bon gros 5-6 km avant la bière et le vin! :) C’est vraiment une très jolie ville. Nous sommes entre autres passés par Elfreth’s Alley qui serait la plus vieille rue résidentielle des États-Unis (et un billet fort intéressant sur le sujet).

La fête
Le soir, on s’est retrouvé une méchante gang pour boire, manger et apprécier notre exploit. Ce fut un tellement bon moment que tous les regrets de ne pas avoir choisi un autre endroit, un autre parcours, une autre voie pour mon objectif 2017 ont fondu dans la chaleur de coureurs heureux qui aiment raconter des anecdotes (plusieurs fois).

Je n’ai qu’une photo du premier petit groupe de la première tournée avant le resto. Mais c’est au moins ça!

On part ça au Good Dog.

Le lendemain
Tout va bien. Légèrement courbaturée, sans plus. Je ne m’en vante pas, les courbatures sont le trophée du guerrier. Mais je pense qu’avoir soumis mon corps à plusieurs ‘semaines choc’ en 2017 l’aide à absorber ce marathon.

Fin de saison?
Mais en décembre je me reprendrai. J’ai encore plein d’énergie. Une fin de saison? Mais pourquoi donc? Parce que c’est la mode? Je n’ai jamais suivi la mode. ;)

Et surtout, je me reposerai dans le temps des Fêtes! Ça tombe bien, j’ai des frères à voir et avec qui boire un autre bon coup de bon vin et d’anecdotes. 

Parce que le plaisir de la performance, c’est la somme de tout ça. :)

Épilogue
Je sais je sais, vous attendez tous impatiemment la référence en équivalence sexe/âge. Mais je reviens encore avec la meilleure performance (québécoise, il y a trop de coureurs à Philly pour me lancer dans ce calcul). 

Tadam! C’est Johan Trimaille (30 ans, Québec) avec un époustouflant 2h27 et un top 10 à ce grand marathon! Félicitations Johan. 

Que me faudrait-il courir pour avoir la même performance? 3h03

Et en bonus: Que doit courir un gars de 35 ans pour valoir mon 3h09? 2h34

Et une fille de 28 ans? 2h52 Et de 54? Amusez-vous ici.


Stats météo pour ceux qui considèrent Philly
Voici la météo enregistrée pour les 5 dernières années. Faites vos jeux!

 

 

17 réponses à Marathon de Philadelphie 2017 vu de mes souliers

  1. Patf dit :

    Pfff facile quand on rien à déloger de son oreille ;-)

    Super résume. Merci :D

  2. Jocelyn Normandin dit :

    Bravo Pascale, toute une gestion de course et réussir un PB dans ces conditions là c’est grandiose. Certes nous aurions pu faire mieux dans des conditions autres que celles de dimanche mais un PB demeure un PB. Ce n’est que partie remise pour le sub 3h. Ca été un plaisir et un honneur d’avoir fais cette course avec toi. Au prochain défi ma grande !!

  3. Alexandre Allard dit :

    Coureuse chevronnée et déterminée: 100%

    Écrivaine érudit: 100%

    Super beau (excellent) billet! Merci de nous faire partager ton point du vue Pascale!

  4. Alexandre Allard dit :

    J’oubliais aussi l’essentiel: bravo pour ta course menée de mains de maître!

    • Pascale dit :

      Hé la la c’est fin ça. Je suis fort consciente en tant que blogueuse qu’écrire c’est se commettre. J’accepte les risques mais avec des lecteurs comme toi, ça le vaut. Merci.

      C’est long un peu aussi, surtout qu’on a souvent l’impression que tout le monde s’intéresse aux mêmes détails, mais par expérience, ce n’est pas le cas. Alors j’en mets beaucoup, mais je séparé par thématique pour que chacun saute à ce qui lui plaît.

      Tant mieux si tu as aimé. Et, Philly ou pas Philly pour ton premier? ;)

      Merci encore.

  5. Alexandre Allard dit :

    Effectivement, plus il y a de détails plus l’essence de la demarche nous inspire ( en tout cas moi)

    Et pour ma part, je suis encore à construire les bases d’un futur Marathon petit à petit et non durant le Marathon lui même comme tu l’a si bien raconté!

  6. Félicitations pour votre course!

  7. M-Runner dit :

    Moi en tant que simple amateur (tu es une élite mais tu ne le réalises pas) ton classement Age Group à un marathon comme ça je trouve ça énorme. Bravo la grande! :-)

  8. Legrand Hervé dit :

    Bravo Pascale … Beau Récit … Pour les conditions Météo … nous avons à peu près la même réflexion .. Pour la course …  » Un gros chouilla » différent .. j’sais pas pourquoi … si en fait je sais .. j’ai profité beaucoup plus longtemps du vent que toi ;-) …En tout cas Bravo … Vraiment impressionné par ta rigueur et gestion de course ( et là j’suis sérieux ;-)

  9. Pascal Nadeau dit :

    Bonjour Pascale,

    Ton aptitude à évaluer la durée de tes courses est remarquable. Telle, une météorologue, tu gères une quantité importante de facteurs (tes résultats historiques, tes dernières performances, le type de parcours, le dénivelé, la température, les vents, ta santé générale, la qualité de tes dernières nuits de sommeil, ton moral)

    Non, en fait, à la lecture de tes billets, les trois derniers éléments ne semblent pas du tout être des facteurs. Tu sembles t’élever au delà de ces faiblesses humaines. Donc es-tu machinale, animale? Disons plutôt que tu es ne habile coursolgue.

    En conséquence tu distribues et maximise ton déploiement d’effort en tentant de rencontrer l’épuisement total qu’à ton arrivée.

    Félicitations pour cette belle dernière grande course de 2017; j’ose espérer. Félicitations pour cette année de rêve.

    Joyeuses fêtes auprès de tes proches!

    Pascal

    • Pascale dit :

      Merci Pascal. Je ne sais pas si je fais tout ça au point où tu le rapportes, mais un beau mélange mi-rationnel, mi-instinctif qui me mène à l’arrivée en ayant tout donné sauf l’énergie nécessaire pour sourire, rire et marcher dans la minute passée le fil. Là, si je parviens à tout ça, c’est une véritable victoire perso. :)

      (Je l’ai écrit à la fin du billet, non, ma saison n’est pas terminée pour les grandes courses!)

      Merci encore.

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