Je n’en reviens pas encore de ce que j’ai été capable de donner hier à Sherbrooke, sur ce parcours chaud, humide et un peu casse-pattes. Surtout après le noeud rencontré en chemin. J’avais écrit que ça allait faire mal? Ça a fait mal.

Bienvenue dans la tête d’une coureuse en quête de performance. :)

Le 21k de Sherbrooke, pour ceux qui ne l’ont jamais fait (et encore là, avant 2016 car il aurait changé déjà 2 fois m’a-t-on dit), c’est un beau mélange de ville (rues asphaltées), nature et sentiers (terre), faux-plats, côtes, petits ponts en métal ou en bois, piste cyclable. Le paysage change tout le temps, c’est magnifique.

Contrairement au 21k de Longueuil qui est conçu pour de la pure vitesse, Sherbrooke est une découverte, un genre de visite touristique!

L’organisation est A1, des départs à l’heure, site festif, bonne bouffe, commanditaires à la tonne, des places de stationnement en masse à moins d’un kilomètre, tout est parfait et agréable (sauf un gros hic, j’y reviens plus loin). 

21k de Sherbrooke – Source: courirsherbrooke.com

Moi, hier matin, face à de défi?
Revenons d’abord à mon récit du 21k de Longueuil le mois dernier, où j’écrivais:

Dimanche, 21 mai 2017
Je me lève : je me sens en feu. Littéralement lionne. Tigresse. 
Météo
Vent: négligeable.
Température? 12 degrés, soleil pas aussi présent qu’annoncé. On a été chanceux. 

À Sherbrooke, ce fut l’opposé:

Dimanche 2 juillet
Je me lève : je me un peu sens nauséeuse, fatiguée.
Météo (ce que l’animateur a annoncé mot pour mot à 8h sur le pont)
Vent: 19 km/h
Température: 21 degrés, ressentis 26, nuageux. Le soleil sortira contrairement aux prévisions. On a eu chaud.

Météo du Demi-marathon de Sherbrooke 2017

Je suis donc sur le pont, je suis contente d’être là, mais un peu craintive de me sentir aussi peu en jambes. Je repasse dans ma tête mes objectifs pour ce 21k: 

-courir accotée au max
-ne pas regretter un seul segment où j’aurais pu pousser plus

-bien me classer
-ne pas voir le 1h30

Je ne suis pas ici pour un PB, j’insiste pour me le rappeler avant le coup de départ. Ma quête est ailleurs. 

D’ailleurs, quand on regarde les résultats des 5 premiers hommes par exemple, on voit bien qu’ils font tous plus lentement à Sherbrooke qu’à Scotia mettons. (Et ils feront même tous plus lentement cette année sur ce parcours que l’an passé, où dit-on, c’était moins chaud.)

Et j’ai beau avoir travaillé l’acclimatation, je doute. Je doute parce que je manque d’air! C’est le feeling que j’avais, hier matin sur le pont en plus de n’avoir aucun début d’idée du parcours (contrairement à Longueuil où je connaissais les rues par coeur). Mais je fais confiance naturellement à la suite des choses.

Le départ et le plan de match… à l’aveugle
Pow! Le départ est en ville sur une rue très large (le reste se fait sur piste cyclable pas très large). C’est un majestueux départ du Pont Jacques-Cartier.

MAIS… je n’ai pas de jambes! Ok pas de panique que je me dis, j’avais eu la même sensation au départ à Longueuil que j’avais réussi à chasser dès les premiers kilomètres.

Mais cette fois, ma montre sonne les km 1… 2… 3… 4… 5, et rien ne revient. Toujours cette sensation de ne pas être au top. L’absence d’échauffement (ouais, arrivée trop serrée encore une fois le matin…) y est sûrement pour quelque chose.

Il faut dire que je suis allée chercher tout de suite le 4’07/km car mon plan était de me mettre un peu de temps en banque jusqu’au 8e km, segment qui me semblait plat sur papier, avant le début des côtes. Et après ça, naviguer 100% au ressenti. Sans regarder ma montre. Mais rien ne se passait comme prévu.

Aller chercher le peloton ou ralentir?
Dès le kilomètre 3, on a un gros vent en pleine face. Il était assez fort pour en parler.

J’ai un peloton de 7-8 personnes dont 4 filles à environ 200 mètres devant moi. Je veux être avec lui pour diminuer l’impact du vent, mais j’ai beau pousser, je n’arrive pas à aller le chercher. Je DOIS donc ralentir pour ne pas me brûler.

La sensation de jambes lourdes ne fait alors qu’augmenter.

6… 7… 8… Dans ma tête, ça ne va pas bien du tout. Je me dis que j’aurais dû prévoir les segments mieux que ça en m’arrangeant pour ne pas être seule avec ce vent de +20 km/h. Mais… je n’ai plus choix d’assumer.

J’avance comme je peux en espérant ne pas trop m’éloigner du petit groupe qui a l’air en bien meilleure forme que moi. Oh-oh, quand je me mets à penser comme ça, c’est que je perds de sérieuses plumes mentales.

Les kilomètres défilent, je n’ai plus confiance en mes moyens. Quand le 9e km a sonné, dans un segment sous le gros soleil finalement sorti, j’ai pensé : C’est foutu pour le sous 1h30.

Et je me suis alors déçue de le penser déjà. Hé, mais t’es où la battante?

Il faut dire que ce parcours tout en petites côtes là où ça devait être plat m’a surprise. Je suppose que les GPS ne doivent tout simplement pas capter ce dénivelé? En tout cas, rien ne va plus.

Dénivelé du 21k de Sherbrooke :

21k de Sherbrooke 2017 – Dénivelé

Je suis presque sur le point de négocier avec moi-même une simple fin de course en mode participation (je sens que je devrai même peut-être marcher!) quand on arrive finalement sur un bout de piste cyclable sur terre et sous les arbres, toute en serpentin. Il faisait moins chaud, c’était super joli. Je me suis sentie mieux… ça m’a carrément relancée!

C’est alors que j’ai attaché du regard chaque rivale que j’ai remontée une à une. Lentement, stratégiquement, c’est-à-dire entre ne pas me brûler mais continuer à courir accotée… jusqu’à la moelle j’avais dit!

J’en ai passé une juste après le tapis du 10e km (sur Sportstats, les bornes sont inversées) et l’autre au 12e km environ. Des filles clairement parties sur une allure sous 1h30 qui semblent maintenant en difficulté. (Il en manque une, mais je n’ai jamais su où je l’ai dépassée!)

Je suis relancée certes, mais je ne sentais pas du tout de ‘lousse’ en moi. J’y allais un segment de 500 mètres à la fois. Ce ne fut jamais confortable. D’ailleurs, j’ai repensé à Longueuil et le lousse que j’avais! Fou comme j’aurais pu être assez aisément dans le 1h26. Mais bon, ça viendra.

(Il y en a d’ailleurs un gars qui m’a écrit après la course pour me féliciter et me dire: ton temps vaut 3′ de moins sur plat. Ça confirmait ce que je traduisais à Sherbrooke VS Longueuil.)

J’ai donc effectué ce jeu entre rattraper des coureurs et assurer une certaine constance du 10e au 14 km où on me signalait (beaucoup d’encouragement sur le parcours, chapeau aux citoyens de Sherbrooke) que j’étais maintenant 2e… derrière Pamela Bouvier que j’ai eu dans la mire jusqu’au 14e km. Oui, ma chic rivale du 30k des Vignobles qu’elle a gagné grâce à sa poussée finale. Elle finira encore une fois première.

Mais au 14e, c’est là que survient le seul gros problème de ce parcours et non le moindre : les coureurs du 21k de 1h30 environ (4’15/km) rejoignent la fin des 10k pour les 7 derniers kilomètres sur une piste cyclable pas très large! 

C’est un gros clash de vitesses si je puis dire. Un enfer de 7 kilomètres de zig zag serré et de «Attention à votre gaaaaauche!» à crier tout le temps, ce qui à vrai dire ne servait à rien puisque les coureurs sont eux aussi dans l’effort et n’entendent pas vraiment.

Ce tiers de parcours n’est pas agréable du tout ce qui me fait hésiter à recommander ce 21k (oui, à ce point…). Pour avoir discuté avec plusieurs coureurs et employés de la Boutique du Coureur après la course, l’organisation est déjà au courant, mais fait la sourde oreille. Dommage. Et la solution serait pourtant simple: faire partir de 15-20′ plus tôt le demi-marathon. Le but? Que des coureurs de vitesses similaires convergent. Ça serait même un boost intéressant pour le 21k de faire ce dernier tiers aux côtés de coureurs de 10k! 

Ça a par contre l’avantage d’occuper l’esprit tout ce monde à contourner. Je n’ai pas eu l’espace mental pour avoir à faire apparaître un tigre. ;)

L’arrivée
Comme si ce n’était pas assez, on finit en montant dans un tournant en épingle. Sherbrooke, ça vous teste la détermination jusqu’au tapis d’arrivée! Mais c’est ça qui est l’fun en fait, avec ce parcours.

Mon petit regret de rien du tout? Ne pas avoir regardé ma montre dans le dernier 300 mètres, car j’ai raté le 1h28 de 2 secondes! J’aurais trouvé en moi j’en suis sûre, le moyen de donner une miette de plus. Surtout que je courais ce dernier kilomètre montant avec un gentleman qui m’a bien encouragée.

Somme toute, ce fut un beau et mémorable 21k du 2 juillet 2017! Je me sens très fière de ma course. 

Difficile le demi de Sherbrooke? Mmmm, je n’irais pas jusqu’à dire ça, mais pour un demi compétitif sur route et en juillet, ce n’est pas de la p’tite bière!  

Résultat
1h29’01
2e/319 femmes (1ère de catégorie)
23e/896 au général

J’ai évidemment félicité plusieurs fois Pamela et en retour, la 4e femme (23 ans) est venue à son tour me dire des gros bravos Madame. :) Il y avait vraiment une belle atmosphère dimanche à Sherbrooke.

Tous les détails sur Sportstats (je répète, les bornes sont inversées, mauvais split pour tout le monde).
Ou encore, ma course sur Strava.

Et à venir comme compétition cet été? Je vous réserve une belle surprise. ;)

Pamela, Pascale et Sara Grand’maison – 21k de Sherbrooke 2017 (Source: page FB de Automobiles Val Estrie)

Clin d’oeil scientifique…
J’écris souvent sur l’impact de la chaleur sur la performance. Regardez ça vite vite. Après la course, j’ai entré mon temps au 21k de Longueuil (1h27’19) qui a été couru entre 12 et 15 degrés (sur un parcours plus rapide) dans un convertisseur. Résultat estimé à 24 degrés à Sherbrooke? 1h29’10… pas trop loin n’est-ce pas! Et sans la difficulté de parcours. 

  1. Difficile de s’obstiner avec la science.
  2. Hâte à mon prochain 21k au frais et sur plat! :)

Convertisseur de chrono selon différentes températures. Source: Runworks.com

 

Épilogue : un 5k en guise de cool-down… ;)

Demi-marathon de Sherbrooke – podium 5k

Concours de circonstances, je me suis retrouvée avec un dossard du 5k à 10h40, départ 11h. J’avais eu le temps de me reposer un peu alors je me suis dit: Pourquoi pas? J’étais simplement curieuse d’expérimenter. De voir ce qu’il me restait dans les cannes.

Hop! Coup de départ, sans ré-échauffement. J’ai maintenu sous 3’54/km jusqu’au 3e kilomètre, mais c’est là qu’on renouait avec le vent de plein fouet. En plus de la finale en montant… ouf! Je ne me suis pas autant battue il faut dire, mais ça a donné 20’16! Mais surtout, un 2e podium et une 2e carte cadeau de la Boutique du Coureur où je suis allée me payer la traite tout de suite après la remise des médailles.

On dirait que les filles m’aident à monter sur le podium, non? :)

Résultat
20’16
3e/592 femmes
28e/992

Détails sur Sportstats.

Épilogue no.2
Mon amie Sonia m’attendait à Granby! On est rentrées à vélo (oui oui, j’avais tout prévu) pour un total de 58 km gros vent de face tout le long. J’ai travaillé fort pour la suivre! Moi qui voulais retourner au complet à vélo chez moi, ça a plutôt fini avec du rosée chez elle pour un PB de placoting. Merci So. :)

Mais quelle bonne journée!

32 réponses à 21k de Sherbrooke ou quand ça se décide entre les km 9 et 12

  1. Pascale dit :

    Je m’excuse à vous lecteurs, car en voulant cliquer sur -Aperçu- pour réviser mon texte, j’ai plutôt cliqué sur -Envoyer-. Ohhhh les coquilles parties vers vous sans le vouloir. DÉSOLÉE.

    Mais je le laisse là, de toute façon il est parti dans les zinternets! Mais je le réviserai ce soir et le raccourcirai aussi… mais là je peux pas, je reçois à souper! Alors revenez demain si vous préférez une version courte. :)

  2. Alexandre Allard dit :

    Encore une fois, super beau récit (toujours mieux plus long avec pleins de détails que pas assez!) mais aussi Félicitations Pascale pour tes 2 belles performances! PB à venir un petit peu plus tard, c’est certain!

    À propos, ton tableau de temps vs température est très intéressant, mais pour moi il me semble optimiste! Moi, la vitesse baisse ben plus vite!

    • Pascale dit :

      Ce n’est pas évident les longs récits je sais bien, surtout à cette époque du ‘like’ rapide sur FB. Mais bon, quand je me mets à écrire ça va tout seul. Et ça me sert aussi de rappel quand je refais un même parcours.

      Vrai que le tableau ne démontre pas un si grand impact de la chaleur sur le chrono. Pour plus de précision, c’est vraiment celui sur marathon, issu d’une vaste analyse (que j’ai mis en photo dans ma page Outils. C’est un coût de plus en plus élevé par tranche de 5 degrés et ce, dès 11 degrés et malgré l’acclimatation. C’est quand même beaucoup! Mais c’est ce qu’on doit accepter AVANT de le départ l’été, pas le choix…)

      Merci Alexandre. Et le PB, à vrai dire, je suis gourmande, je viens d’en avoir un à Longueuil. Je devrais pouvoir attendre l’automne. ;)

  3. Nicolas Turgeon dit :

    Je ne sais pas si à 20h30 je lis la version avec ou sans coquilles… mais je n’en ai remarqué aucune!! Quelle journée! Intéressant comme récit. Dommage pour les retardataires, c’est plate pour vous… et c’est plate pour eux aussi j’imagine (ceux qui se font dépasser). Si c’est étroit, ce n’est pas une bonne idée de planifier l’horaire de cette façon! Est-ce qu’il te semblait que les gens du 10 km semblaient majoritairement faire un peu attention de ne pas être dans le chemin? Tu n’étais quand même pas la première à passer, alors à part p-e pour le 1er (qui devait par contre avoir un vélo de tête?), ils devraient un peu s’attendre à se faire passer?

    • Pascale dit :

      Hihi en fait sur le coup, j’ai corrigé les 2-3 premières vues rapidement, alors je me suis dit qu’il devait en avoir des tonnes! Mais non, pas si mal finalement pour une fille qui a écrit sur le coin du comptoir entre sa journée et le souper. (Fiou…)

      En fait, non, ils ne se tassaient pas du tout, mais comme ce sont des tonnes de coureurs qu’on doit dépasser, à leur défense, je comprends qu’ils sont eux aussi au coeur de LEUR course.

      L’habitude de laisser un corridor libre à gauche n’est vraiment pas ancrée chez le coureur du dimanche alors que ceux devant le font d’emblée, moi inclus. Quand je dépasse, je re-laisse ensuite un espace. Faudrait que les organisations insistent davantage dans leurs publications et au micro avant le départ…

      Merci Nico.

  4. A.P. dit :

    Solide! Tu as reussi tes objectifs. Respect.

  5. Patrick dit :

    Bravo Pascale. (on dit rarement le contraire car tu nous inspires tous avec ton attitude, ta rigueur et ton « mental’)

  6. julien dit :

    le semi, le 5 et les 58 de vélo… Quand tu as le feu, ça brûle fort !
    Est-ce que le vin sait l’éteindre ? :)
    En tout cas, la sieste a due être bonne…
    Si tu cherches tes « poursuivantes » et voir où se font les écarts, tu peux utiliser le « strava flyby » mais bizarrement tu n’apparais pas. Peut-être un réglage de confidentialité.
    http://labs.strava.com/flyby/viewer/#1064863889,4nRrP22kaz8CiGw/3PJsPxFybT+b6W0/85puP1WocT+cK3Q/I+d4P8IIeT8bpXk/VQ6BPznfgj/EKpA/
    MAis j’ai l’impression qu’il y a peu de gens sur strava sur cette course / au Québec ?

    Beau récit en tout cas. Il donne envie de courir !

    • Pascale dit :

      En plein ça pour le vin, il me coupe les jambes. Je sais quoi faire la prochaine fois que je vais m’énerver un peu trop : ravito-vino.

      Ah, connais pas le Strava flyby, intéressant concept! Je vais aller voir, mais en effet, beaucoup moins de gens ici sur Strava (à tout le moins en absolu).

      Merci Julien! Et toi, es-tu en train de préparer une compète de vélo-montagne (VTT pour vous je crois)?

    • Pascale dit :

      C’est donc ben cool ce truc! Mais comment je fais pour apparaître dans la liste? Je ne trouve pas le paramètre flyby ou bidule relié dans la confidentialité?

  7. Emilie dit :

    Semblerait qu’on a vécu les mêmes choses dimanche, vent compris!
    Mais putain, tu as fait de ton plein gré ce que j’ai dû « subir » dimanche au tri à Victo : demi-finale sprint et finale super-sprint 45:00 après … J’ai plus 20 ans pour faire des choses de même que je me suis dit … Aucune puissance, aucune énergie au super-sprint. Alors Bravo, Bravo pour tes courses! Payant aller se promener à Sherbrooke!
    J’y ai déjà couru le 10km à la chaleur et l’humidité, l’enfer sur Terre, avec cette surprise à l’arrivée en epingle à cheveux!

    • Pascale dit :

      Je viens d’aller voir (et de m’abonner à toi sur Sportstats!). Si je comprends bien, tu faisais le 2e parce que classée au premier? Chapeau pour l’ensemble de l’oeuvre avec un bon 5k en prime au premier! (Et wow, c’est court en ta un super sprint! C’est quasiment une compète de transitions. :D)

      Ah ouais, t’as connu l’enfer à Sherbrooke et sa fin casse-pattes. Hihi. Mais quelle belle ville pour le sport.

      Oui, je laisse macérer 3-4 jours et ça devrait payer cette journée en Estrie. Merci Émilie!

  8. Sophie dit :

    Bravo ! J’étais spectatrice cette fois mais je le fais chaque année et c’est toujours un beau défi ce demi-marathon. J’ai bien aimé lire ton récit. Tu es très impressionnante !

  9. Pat F dit :

    Beau boulot.. et super récit de course encore.. Ouff deux podium dans la même journée.. Sherbrooke était à toi dimanche dernier !

  10. Geant dit :

    Félicitations madame! Bon, je n’ai pas 20 ans mais je t’appelle madame pareil. 2 podiums ce n’est pas rien.

    Le monde qui ne se tassent pas… tu touches une de mes cordes sensibles. Mettons que je comprends ton exaspération, et suite à ton récit, je crois bien que je n’irai pas courir le 21k de Sherbrooke pour ça.

    • Pascale dit :

      Haha! Mais non je t’en priiiiiie non! Je ne me sens tellement pas madame. En fait, je ne SUIS pas, je n’ai jamais été et je ne serai jamais une madame. Comment dire, il y en a qui le sont, même dès 16 ans à la polyvalente, pis d’autres qui ne le deviennent jamais. :)

      Ah ouain hein, je t’ai comme rappelé de mauvais souvenirs de coureurs du dimanche?

      Attends, j’en ai un autre de ce dimanche: On est condensés, les 10 et 21k, on parle ici d’un flot de plusieurs centaines de coureurs. Certains aux ravitos lancent leur verre à l’intérieur du parcours au lieu du côté, donc, dans les jambes de ceux qui suivent. Un comme ça? No-non, plusieurs. :)

      Mais c’est pas fini du côté des potins: Un qui courait à gauche de la piste, a carrément craché vers la droite, même s’il savait ben qu’il n’était pas seul. Un gars devant moi l’a eu sur lui. Le réflexe du champion? Dire ‘Oh shit désolé je t’avais pas vu’. Euh? T’es dans une course le grand, avec plein de monde autour, tu penses quoi?

      Mais bon, sérieusement, c’est tellement un parcours sympa que ce serait con que l’organisation continue de snober la demande. En plus, leur demi part à 8h15. Partez-le à 8h et c’est réglé.

      Merci Géant!

      • Geant dit :

        J’ai dit madame, pas matante quand même :) C’était juste pour t’agacer.

        Les cracheux sans regarder, les gens qui ne se tassent pas, c’est les même qui sont des plaies au volant, comme piétons et comme cyclistes. Quand tu te sacres des autres, tu t’en sacres peu importe le domaine d’activité. Ce n’est pas contre les coureurs du dimanche que j’en ai.

        Pi pour les performances de tes courses, je n’en attendais pas moins d’une athlète de ton niveau. Je le tourne à la blague, mais c’est vrai pareil. Mais, je me répète, ce qui m’impressionne c’est d’avoir le goût de courir un 5 après avoir couru un 21 accoté. Que tu aies performé c’est juste normal :)

        • Pascale dit :

          T’es ben fin de me dire tout ça, merci. C’est encourageant c’est sûr de lire qu’on donne cette impression-là. :)

          Pour les coureurs du dimanche, je faisais référence à l’expression «chauffard du dimanche». Sont dangereux sur la voie publique. :) (Ceux qui participent à des courses de façon festive ne me dérangent pas non plus.)

        • Nicolas Turgeon dit :

          C’est drôle, pour les gens qui se sacrent des autres, j’aurais cru naïvement que les coureurs seraient moins pire que les autres sur ce plan. Peut être est-ce la cas mais qu’il reste quand même quelques exceptions… Tout comme tous les cyclistes n’ont pas le monopole de la vertu!

  11. Sonia dit :

    Ouf… en feu autant sur l’écriture que dans le sport ? Encore bravo à tou et merci pour la compagnie sur mon retour de Granby!
    P.s. J’ai même pas pensé te demander avec quoi tu t’étais gâtée avec tes certificats cadeaux… on en avait trop à se raconter ?

    • Pascale dit :

      Quel retour en plus! Merci à toi. Et pour le certificat, j’aurais bien voulu mettre ça sur une paire de Adidas d’avance, mais tout vendus. (Des gogosses… casquette et vêtements.)

  12. Isabelle dit :

    Je sais, je sais… avec quelques jours de retard pour commenter, mais je commente: UN 21 km de feu + UN 5 KM de plus de feu…. Il n’y a pas à dire… TU ES EN FEU!
    (Et j’ai presque passé sous silence le 58 Km de vélo…. quel oubli! – une athlète exceptionnelle!)

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