Oh la la, un mois sans écrire et il m’est pourtant arrivé tout plein de trucs! Comme je ne peux pas les raconter dans un seul billet, je saute directement à ma fin de semaine improvisée à Winnipeg où j’ai couru mon 6e marathon, le plus chaud de ma vie, chaleur proportionnelle à la fierté ressentie en passant la ligne d’arrivée.

Je devais être au très côteux Défi Beauceron, cet événement que j’ai tant aimé l’an passé, mais c’est plutôt la 36ème édition du plat Marathon du Manitoba que j’ai couru en ce 21 juin, jour d’anniversaire des 99 ans de ma grand-maman maternelle. Je le souligne, car j’ai beaucoup pensé à elle en essayant de ne pas cramper de tous mes muscles déshydratés et de me rendre jusqu’au bout. Mission réussie!

Un marathon d’été, c’est risqué. J’ai fait le pari qu’il y aurait au mieux de la pluie, au pire des nuages qui viendraient limiter la chaleur. J’ai perdu mon pari sur toute la ligne. Non seulement il a fait encore plus chaud, mais pas un seul nuage. Déjà 20 degrés sur la ligne de départ à 7h le matin avec un taux d’humidité élevé. Plus chaud encore ensuite il va sans dire.

Et sur des routes sans ombre, avec des voitures qui passaient à côté de nous, c’était un véritable four. On cuisait littéralement. Les coureurs cassaient un après l’autre. Voyez l’ambiance :

Marathon du Manitoba 2015 - kilomètre 20 environ.

Marathon du Manitoba 2015 – kilomètre 20 environ

Ouais, je commence avec une photo qui fait peur. Mais je préfère dire les choses comme elles sont au lieu d’apprendre l’an prochain que vous avez pris l’avion pour finalement m’en vouloir le reste de vos jours! :)

(À noter : l’organisation a annoncé un nouveau parcours en 2016.)

Disons-le, il n’y a peut-être que le tiers du parcours qui est joli (j’y reviens plus loin), le reste lui, c’est de la torture mentale : du béton et des viaducs à passer. Pas le marathon rêvé quoi… Mais est-ce que je suis déçue? Pas du tout. On a eu du gros fun J-P et moi comme chaque fois, et ce, qu’on soit à Paris, Istanbul ou… Amqui!

Mais l’organisation elle, était parfaite. Une expo digne des grands, des services en masse, des bénévoles à perte de vue, des cadeaux avant et après, un déjeuner des coureurs inclus dans le prix la veille, un départ à l’heure, etc.

Mais surtout, une rapidité pour s’ajuster à la soudaine montée de température: l’organisation a mis des éponges, des bacs à glaçons et des boyaux d’arrosage à tous les ravitos.

« Winnipeg la magnifique » (Du bon vieux RBO… Mise à jour: Oups, on me souligne que c’est Calgary la magnifique.)
Je ne conterai pas tout notre séjour. Il y avait le festival de Jazz là-bas et J-P a combiné affaires et escapade. Et moi, découverte et marathon! J’avais visité déjà quasi tous les états américains ainsi que le Canada d’ouest en est sauf le centre. C’est fait… et c’est plat y a pas à redire! Je veux dire plat comme dans pas montagneux, ok? ;)

On a flané tout le samedi au croisement des 2 rivières (Rouge et Assiniboine) où toute l’histoire amérindienne du troc a commencé, soit au site historique de la Fourche. On a mangé dans quelques bons restos et séjourné dans un 4 étoiles pour des peanuts. Et un vol direct Montréal-Winnipeg de 2h40 qui arrive quasi au centre-ville, c’est comme aller à Québec.

Et ça, c’est notre arrivée à Winnipeg. Joli pont, joli coup d’oeil. On avait fait un détour pour d’abord aller passer dans Saint-Boniface pour voir ce qu’il reste de ce quartier francophone. À vrai dire, je croyais que c’était une petite ville adjaçante à Winnipeg, mais j’ai appris que c’est un quartier. Il n’y reste que 30% de franco, ça fond à vue d’oeil qu’on nous dit…

L'arrivée en ville par la porte de Saint-Boniface.

L’arrivée en ville par la porte de Saint-Boniface.

Cela dit, le point à retenir est que c’est simple d’organiser une virée à Winnipeg et ça m’a permis de vivre le grand marathon du Manitoba, avec plus de 14 000 participants.

20 minutes avant le départ et je suis déjà sur les lieux! Un PB!

Ma course
Arrivée à l’heure (oui oui!) même que trop, ça a donné encore plus de temps sous le soleil. Ma chaleur corporelle était déjà élevée avant le départ. Mais je me sentais bien. Je savais déjà qu’il n’y aurait pas de PB possible, mais au moins, je voulais faire un max de vitesse cible (pour un objectif A).

Ah oui, j’ai choisi comme stratégie de partir exactement à la même allure que lors d’une température de rêve (7 degrés). Je me suis dit que de toute façon, la chaleur à son apogée allait me casser quoi que je fasse avant. Je ne dis pas que c’est la bonne stratégie, mais c’était la mienne.

Je me suis donc enlignée sur du 4’25 que j’ai confortablement tenu jusqu’au 25e kilomètre environ, jusqu’à ce qu’on retombe sur le grand boulevard bouillant. C’est là que les tranches de 5 secondes ont commencé à s’ajouter rapidement à l’allure moyenne. C’était le mur de la chaleur. Là où plusieurs commençaient à marcher.

Ah oui, les manchons que vous voyez sur la photo, bien ce ne sont pas des manchons justement. Ce sont des coolphoria qui étaient distribués à tous les coureurs à l’expo. Dans la catégorie «tissu techno». On le mouille et ça devient plus frais. Avec le mouvement des bras en plus, ça donne un effet fraîcheur. J’ai aimé l’essai alors je les ai portés pour la course. Et au pire, ça me servirait de kleenex. :)

Je me place juste devant la pancarte du 3h30. Je n’avais plus aucun objectif final autre que faire avec ce qui allait me rester sur le boulevard de la souffrance. Car environ 20k d’équivalent de Boulevard Taschereau sous le soleil tapant et bordés par des autos en marche, il n’y a pas beaucoup de plans qui tiennent. (On a eu la surprise du parcours en chemin le matin vers le départ. Hé, des cônes oranges, j’espère que ce n’est pas le parcours. Oh-oh, une pancarte de kilomètre… merde on dirait bien que c’est là.)

Je me suis fait des amis par contre pendant cette course. Deux coureurs, un de 2h55 parti mollo (stratégie opposée) et l’autre qui venait de faire 2h58 à Ottawa le mois dernier (qui a fait 3h07… juste pour dire comme c’était dur… pire encore pour les plus grands physiquement… oui oui, plus t’es grand, plus t’es affecté par la chaleur).

Et surtout, mon homme du jour, un coureur qui visait comme moi de faire le premier demi à une allure de 4’25. On a eu le temps de se raconter un peu nos vies de coureurs mais on a vite compris que placotage et chaleur ne font pas bon ménage.

Ah oui, le grand vainqueur, le Kenyan Thomas Omwenga qui disait au micro souhaiter battre son PB de 2h10… il a fait 2h34… C’était pas sa journée qu’il a dit.

Dans tous les cas, ça t’endurcit une carcasse un marathon comme ça. Je me sens deux fois plus forte que la semaine passée. J’ai déjà hâte de recommencer!

Bon, j’avais dit en 4 temps de passage :

Temps de passage - Mmmm, il y a une erreur entre les 2 derniers tapis...

Temps de passage – Mmmm, il y a une erreur entre les 2 derniers tapis…

Ce n’est pas exact (je viens de voir dans Sportstats que ce ne l’est pas pour les autres non plus). La mesure entre les étapes 3 et 4 n’est pas bonne. Trop vite pour la 3e et trop lente pour la 4e… Ce sera sans doute corrigé… Dans tous les cas, la fin fut cruelle. :)

Comme j’ai été troisième tout le long, j’ai été suivie par une officielle du début à la fin. Il y a déjà eu un cas de triche à ce marathon il y a quelques années (les cas se multiplient à vitesse grand V, lisez ceci…). Les tapis de temps de passage ont été multipliés et les officiels tout autant.

Ah oui, la 4e femme m’a rattrapée quelques minutes autour du 30e km. Elle a tout donné pour me rejoindre. Mais comme j’ai entendu dans son souffle qu’elle était allée trop loin dans ses réserves pour me rattraper, je n’ai pas vraiment eu le temps d’avoir peur de perdre ma position. J’ai tout de même ramassé tout mon petit change pour lui enlever tout espoir de podium. Il est à moi bon! C’est que je ne sors pas tous les w-e à Winnipeg moi!

Plus sérieusement, ça chauffait. J’ai failli marcher à quelques reprises. La ligne était mince entre m’inventer de nouvelles raisons (ne te magane pas pour un marathon, marche, ça va éviter les crampes) et sortir de ça la tête haute (cours lentement mais cours toujours!).

Je buvais comme jamais aux ravitos (alors que presque rien d’hab) et m’arrosais, mais ce n’était pas assez. J’ai vraiment pensé un moment donné que j’allais devoir finir cette course en marchant. C’est alors que j’ai fouillé dans mes pensées d’automotivation. Ces personnes qui m’inspirent. Cet amour du sport. Le sentiment de bien-être qui m’attendait à coup sûr à l’arrivée si je continuais ma course… en courant.

J’ai fait 100 mètres par 100 mètres.

Et puis à coup de 50 mètres.

Tout ce que je visais en dernier était de ne pas cramper comme les dizaines de coureurs dépassés dans le dernier 10k, pliés qu’ils étaient à masser leurs mollets ou un ischio. Quand je sentais les crampes monter, je ralentissais, sans jamais arrêter.

Jusqu’à ce que ma montre sonne le 40e kilomètre. Et là, moi qui avais considérablement ralenti, je me suis dit: Go pour le show! Fonce et finis à ton allure cible du départ.

Allez, fais les deux derniers sous le 4’30!

Euh, et je prends ça où moi cette énergie? 

Cherche et trouve. 

Oui chef.

Et j’ai foncé. J-P m’a d’ailleurs félicitée pour la force de mon arrivée dans le Stade de l’université du Manitoba où une équipe incroyablement enjouée et aux petits soins nous attendait.

Juste avant par contre, on m’a forcée à faire un détour du parcours (ça me rallongeait) pour laisser passer une ambulance. J’ai dû en voir 4-5 en tout. J’espère que ce n’était rien de grave, je n’ai pas su… :/

Et passé l’arrivée, on nous dirigeait, nous les «Full marathon», vers un lieu V.I.P. Avec de la bouffe pour les fins et les fous, des popcycles, des tentes pour l’ombre, des tables à massage, des breuvages de toute sorte et des boissons de récupération faites devant nous selon notre goût.

Mais plusssss mieux encore, le top 3 de chaque catégorie était dirigé vers un endroit double V.I.P. Là, nous étions les rois. Je n’avais jamais été traitée comme ça sur une site de course. On demandait on recevait. Les bénévoles étaient super sympas en plus.

Traitement VIP

Traitement VIP

Est-ce que je suis heureuse de mon expérience? Certainement! Regardez-moi sourire, 100% vrai. Surtout après la ligne d’arrivée. ;)

Pour la suite, je vous laisse sur une reconstitution imagée de l’histoire… La première photo? Moi estomaquée qui tente de lire la pancarte en débarquant de l’avion : Suis-je vraiment à Winnipeg?!

Le pire est que c’est l’aéroport de James Armstrong Richardson… dont l’arrière petit-fils est l’ami de mon chum. Petit de même le monde… C’est d’ailleurs lui qui nous a aiguillés à Winnipeg.

Arrivée à l'aéroport... du grand-père de l'ami de J-P!

Arrivée à l’aéroport… de l’arrière grand-père de l’ami de J-P!

Ensuite, ensuite… le départ du marathon! Remarquez la position du gars du centre. ;) Et le vainqueur à sa gauche (à lui). Et il y a aussi Spiderman qui nous a fait un départ sprinté. De toute beauté… il a cassé 200 mètres plus loin mais c’est un détail. :)

3-2-1... Le départ

3-2-1… Le départ

Le fidèle sourire au supporteur. Hé, regarde en avant!

Le sourire au supporteur...

Le sourire au supporteur…

Encore le bout laid. Je vais fouiller pour trouver mieux prochaine photo.

J’ai fait une insolation. Nausée les derniers 10k. Et coup de soleil. Je suis encore bouillante 36 heures plus tard.

C’est une blague, c’est pire, on dirait une pas belle rue de… ah pis non je ne nommerai pas cette ville, on va me pitcher des tomates. :) Cela dit, aucune photo du centre-ville car on n’y passe pas du tout.

Winnipeg 2015

En action…

J’ai quand même l’air heureuse n’est-ce pas?

Winnipeg 2015

Concentration ligne d’arrivée.

Tenez, le voilà le joli bout du parcours!

Ça c'est le joli bout. Un bon 15 km en tout d'assez cute.

Ça c’est le joli bout. Un bon 15 km en tout d’assez cute.

Rien à faire, je n’arrive pas à la semer celle-là…

Suivie tout le long.

Suivie tout le long.

La grande gagnante, une Américaine. Et la deuxième, aussi du programme élite, une fille fort sympa de Winnipeg que je n’ai malheureusement pas en photo pendant sa course. Mais la majorité des élites inscrits ne se sont pas présentés au départ. Une affaire de météo?

La grande gagnante.

La grande gagnante.

On pouvait tomber dans les bras du bénévole de notre choix!

Comité d'accueil!

Comité d’accueil!

La zone réservée aux podiums des différentes catégories.

Le terrain VIP des différents top 3.

Le terrain VIP des différents top 3. La première accroupie en blanc et la 2e femme en bleu.

Celle-là c’est pour faire rire mon petit frère. J’avais plusieurs photos avec les pieds normaux, mais pourquoi se priver de celle qui trahit ma gêne! Il devait y avoir 6-7 photographes devant il faut dire.

Plaque pour ma 3e place et une pour 1ère Maître (40+)

Plaque pour ma 3e place et une pour 1ère Maître (40+)

La dame qui remettait les plaques et les chèques était vraiment surprise de me remettre une 3e place au général ET une première chez les maîtres, au point où elle me l’a souligné 2 fois. Pourtant, il me semble que ce n’est pas si rare que ça? Peut-être dans les plus grands marathons, je ne sais trop. Dans tous les cas, ça fait toujours plaisir de recevoir des prix (et ça paie une partie du voyage…).

Souligner la performance me semble aussi important que la participation. D’accord ou pas?

 

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35 réponses à Marathon du Manitoba

  1. JP - supporteur et photographe très amateur dit :

    Ahhh Winnipeg la magnifique…

    Pour les supporteurs / photographes véhiculés, les tronçons style Taschereau simplifient beaucoup notre travail! Ça nous permet d’être très présent sur le parcours, prendre pleins de photos, faire les ravitos, ramasser un café en chemin… Oui, je sais, on est en voiture…. Mais bon, c’est tellement efficace!

    Côté chaleur je me demande si ça accotait le marathon du Médoc.

    • Pascale dit :

      Vrai, j’oubliais le médoc, il faisait 30! Mais à 8’/km avec 22 stations de vin, le concept météo était très flou. :)

      Tu as encore fait un podium de supporteur. Merci ++++

  2. Melly dit :

    Waouh! Tu as chauffé Winnipeg! (ou c’est l’inverse?)
    Ton récit a fait remonter à ma mémoire des souvenirs pénibles du boulevard Champlain au 10 km du Marathon des Deux-Rives 2008 :)

    • Pascale dit :

      Jamais couru Québec encore mais combien d’histoires de chaleur m’ont été contées. Ceci explique sans doute cela. :)

      Mais je suis prête à gager que Québec est plus joli, même beaucoup plus jolie. En fait, il n’y a pas de marathon de Winnipeg, on court en banlieue tout le long…

      Merci Melly! :)

  3. Simon B dit :

    Désolé les amis, mais c’est Calgary la Magnifique. Winnipeg, c’est l’Amérique, avec Plattsburgh et Bel Gazou…

    Félicitations sœur! extrêmement fier de toi, sous le chaud soleil du boulevard Taschereau des prairies.

    J’espère cependant que tu ne feras pas comme dans la course des Amériques et que tes 4 prochains marathons ne se dérouleront pas aussi à Winnipeg!!

    • Pascale dit :

      Ha ha ha ha ha! Je l’avais oublié celui-là! Attends, j’ai son nom sur le bout de la langue… Allan je crois? Héhéhéhé.

      Pis c’est corrigé dans le billet, l’âme en peine j’ai écrit que c’est Calgary. Snif. Mais comme on était convaincu sur place que c’était Winnipeg, ça reste drôle. :)

      Merci Frère!

  4. Isa dit :

    Wow! Vraiment chouette ce week-end et cette belle course! Félicitations! J’ai bien aimé cette stratégie: Y aller comme pour la température idéale…un beau risque!

    • Pascale dit :

      Merci Isa! Et à recommencer ce marathon dans les mêmes conditions, je pense que j’opterais pour la même stratégie. Je me connais, et même si je cours les 30 premiers à mettons 4’40 au lieu de 4’25 (ça fatigue les jambes quand même…), quand il fera 25 avec soleil tapant, je n’avancerais pas vraiment mieux qu’à 5’/km.

      J’ai eu le temps de placoter avec plusieurs coureurs après la course, et pratiquement personne n’a fait le temps visé alors que nous avions des stratégies différentes. Qu’en penser?

      Remarque que je vais peut-être raviser ma stratégie dans quelques marathons. C’était mon 6e. Je m’en laisse 6 autres pour la peaufiner. :)

      Merci encore!

  5. WhoWantsToDust dit :

    Je reste bouche « B ». Tu m’épateras toujours. Toutes mes félicitations. Et un gros merci à JP pour toutes ses belles photos. :)

    • Pascale dit :

      Merci ++

      Je me suis quand même un peu épatée moi-même je l’avoue, quand on me connaît, on sait à quel point je n’aime pas la chaleur et surtout le soleil tapant, je deviens alors une limace. Ben la limace s’est rendue en un morceau, c’est déjà bon. :D

      Je passe le mot! il a du fun lui aussi, et il s’infiltre dans toutes les zones des photographes. Hihi. :)

      • WhoWantsToDust dit :

        La chaleur! Le demi de MEC sur le canal de Chambly rn juillet ainsi que le 30km de Sainte-Catherine-de-Hatley début septembre, étaient toutes deux, des courses extrêmement chaudes. Je crois même avoir souffert d’une insolation. Ma copine, elle, avait opté pour l’option »sauter dans le lac ».

        Bref, ajuster ta vitesse à ce degré augmente le defi, c’est certain. Tu mérites grandement les attentions qui t’on été offertes. Ce week-end, direction « trail » de la région des Bois-Franc pour moi. :) Encore bravo Pascale. Xxx

        • Pascale dit :

          Merci encore. Et oui, me souviens entre autres de ton 30k. Et tsé que j’ai pensé en courant au plaisir de se rafraîchier dans le lac dans un triathlon. Mais bon, le vélo c’est pas pour moi… :)

          Trail toi avec toi ou course organisée?

          • Whowantstodust dit :

            Si le vélo n’est pas pour toi, la nage ne l,est pas pour moi. :(

            Pas de courses organisées pour le moment mais je vais plutôt arpenter les sentiers du mont Arthabaska vendredi et samedi, ceux (sauvages) du musée du Bronze d’Inverness dimanche (si on me laisse). Me faut apprivoiser cette humidité .. hihi!

            • Pascale dit :

              Hé, wow sérieux, je t’accompagnerais bien un moment donné. Ça sonne bien tout ça. Mais j’ai un trail organisé à St-Donat (le 38k du Ultimate XC) ce w-e.

              Je te souhaite de bons kilomètres! Ça tient toujours bien ta reprise? La douleur revient pas trop te hanter?

  6. JFM dit :

    Quoi tu as remplacé la course en Beauce par un marathon dans les prairies ? ça fait mal ! :) Moi qui pensait que tu étais en pause de course, loin de là !
    Bravo pour ton marathon dans cette chaleur dans un tel environnement urbain.

    Bravo pour ton podium !
    Je me demande si un jour je vais pouvoir penser pouvoir réaliser un marathon à mon tour.

    J’aime ça lire les récits de tes courses un peu partout, ça me fait rêver et c’est ce que j’aimerais faire aller faire des courses un peu partout !

    Psitt, 4 octobre on a un marathon nous aussi à St-georges, sûrement moins chaud et un peu plus beau, bon ! :) (mais pas hyper plat par contre)

    • Pascale dit :

      Nuance: J’ai remplacé un demi par un 42. Et des côtes par du plat. J’en ai parlé avec Bruno-le-grand-manitou-du-Défi-Beauceron.

      Mais mais mais, notons ici que nos billets furent acheter jeudi et départ vendredi. Et les inscriptions étaient possibles à l’expo. (J’ai failli faire le demi finalement en voyant les prévisions météos…)

      Bref, tout ça décidé sur un 10 cents, mais ça commence à être la normale pour les lecteurs qui me connaissent.

      Pis tsé, chaque fois que je m’organise d’avance, il arrive quelque chose. Sauf pour le marathon du Médoc mais là où il y a du vin tout est possible. :)

      Non sérieux, je t’encourage à faire ça. Voyager et courir. En plus, il y a quelque chose de sympa à découvrir un parcours au fur et à mesure, bon enfin, Winnipeg n’est pas le meilleur exemple car on ne court pas dans la ville, mais sinon, GO! Et tu vas devoir te partir un blogue pour tout raconter. :)

      Pour le 4 octobre, je prends ma revanche à Picton. J’ai des comptes à régler avec ce marathon. Mais je reverrai la Beauce pour courir c’est sûr!

      Bravo à toi encore une fois pour ton premier demi! T’es lancé là. Je le sais. ;)

      • JFM dit :

        T’as pas à t’excuser ou t’expliquer pour ton absence voyons !
        Depuis que je te lis, j’ai remarqué oui que tes inscriptions se font souvent à la dernière minute. C’est ça qui est le fun ! (Moi je suis trop l’inverse! :(

        • Pascale dit :

          Teuf teuf teuf, dernière minute dernière minute, des fois je m’inscris jusqu’à 2 jours d’avance tsé! ;)

          Ça se travaille d’accepter de ne pas être complètement au top mais de profiter d’une occasion de course. Tu devrais essayer! ;)

  7. Valcox dit :

    Que dire sinon WOW ! Bravo !!! Dis, t’es sûre que tu as couru un marathon ? Parce que t’as l’air tellement fraîche à l’arrivée que j’en suis littéralement bluffée ! Avec ta suiveuse officielle, on ne peut pas en douter ???????? M’enfin tu rayonnes, je vais finir par croire que la chaleur, ça te convient plutôt pas mal au final ?????? Bravo championne !

    • Valcox dit :

      Sorry, j’ai essayé les smileys de mon iPhone mais ça a mis des ????? alors que je voulais des :) ;) etc !

    • Pascale dit :

      J’étais en effet assez solide après et j’admets ne pas avoir l’impression d’avoir couru un marathon avant hier. Par contre, je suis en légère insolation. Mon corps bouille encore. Bon ok, ce matin c’est beaucoup mieux, mais j’ai mal filé jusqu’à hier soir.

      Mais non, ça ne me va pas du tout! Le corps en surchauffe, je n’aime pas et je n’avance plus. Je suis rapidement étourdie. Vrai de vrai!

      Merci Valcox!

  8. Julien dit :

    encore une belle expérience cette chaleur !
    Et tant pis pour le chrono. Le podium, c’est beau !
    Et c’est déjà une performance de se donner sans trop compter quelle que soient les conditions.
    Bravo 1er maître :)

  9. isabelle Watier dit :

    La joie et le bonheur d’arrêter après avoir surchauffé!
    BRAVO! Vraiment BRAVO…
    Pour être allée à Winnipeg (je me suis déjà perdue en courant à Winnipeg tellement tout se ressemble là-bas. C’était avant les GPS….)
    Pour avoir affronté un parcours plat et plate!
    Pour avoir vaincu la chaleur!
    Pour avoir performé malgré la chaleur et le parcours plate!
    Et pour avoir terminé à fond la caisse… Il ne fera pas chaud comme ça en Islande.
    Une inspiration j’te dis!

    • Pascale dit :

      T’es déjà allée à Winnipeg toi aussi! Wow. :)

      Oui, que dire du sentiment de libération quand on passe l’arrivée… divin.

      Merci beaucoup Isa de souligner tout ça!

  10. Nicolas Turgeon dit :

    Wow, félicitations pour une course incroyable et un article vraiment intéressant (ça ce n’est pas une surprise!). Les 2 rives à Québec c’est effectivement hyper beau (après le 5e km environ) et sympa, mais ça peut être chaud en effet, comme en 2012 (je pense) avec ses 37C avec l’humidex! À faire oui! Justement, cette fois-là, je n’étais pas fatigué (c’est relatif bien sûr!), dû justement à la chaleur qui m’avait ralenti.

    • Pascale dit :

      Hé! Bonjour Nicolas Turgeon. :)

      Merci beaucoup pour ce sympa commentaire et ta visite ici.

      Les 2 Rives, je veux, je dois, je sens que je vais le courir un de ces quatre. J’aime beaucoup Québec alors ça va de soi dans mon cv de coureuse.

      Ça m’amène à une réflexion: comme il fait toujours chaud, n’ont-ils pas pensé à disons au moins avancer le départ à 6am? À Winnipeg c’est discuté en tout cas pour les années à venir. Ça ferait déjà ça…

      Mais toi là, tu as pris un départ à 37 degrés de ressenti? Ça va pas la tête! ;)

      Je m’incline. Je ne pense pas que j’aurais eu envie de courir. J’aurais plutôt remis le marathon à la semaine suivante ou enfin, au prochain en liste. Même que dimanche, c’est vraiment parce que je m’étais rendue au Manitoba que j’ai décidé de le courir. Si ça avait été Montréal, j’aurais passé mon tour je crois, ou changé pour le demi. En tout cas, bravo à toi pour ce mémorable 2 Rives 2012.

      Mais tu amènes un bon point: vrai que le ralentissement forcé par la chaleur fait en sorte qu’on est moins fatigué après. Aujourd’hui déjà, c’est comme si je n’avais pas couru de marathon dimanche. Je n’ai jamais été aussi vite remise, énergiquement parlant.

      Merci encore pour tes bons mots! Au plaisir de te relire.

      P.-S. Tu as une trrrrès jolie fiche Sportstats. ;)

      • Nicolas Turgeon dit :

        En fait ils ont fait exactement ça cette année, le départ est 1h plus tôt ?. Une fois inscrit, faut bien le faire, peu importe le temps (dans tous les sens du terme!). Si c’est trop chaud, pas grave car c’est vraiment vraiment beau, sur le bord du magnifique fleuve quasiment tout le long: il porte bien son nom le marathon des deux rives! Points d’eau aux 3km, pas si pire pour un marathon de 2500 participants. Quoique cette fameuse année des 37, certains verres étaient… De l’eau chaude!!!

        • Pascale dit :

          Je viens d’aller voir, d’abord merci, pour une raison que j’ignore, j’étais persuadée que c’était le w-e d’avant, soit en même temps que mon marathon en Islande. Alors il était certain que les Deux-Rives n’était pas pour moi cette année.

          Sauf que là, wow, tu me tentes. :) J’ai juste à le faire en longue. Et je vois qu’il part à 7h30, c’est mieux, car ça veut dire qu’il partait à 8h30? Ouf, c’est tard. Ça devait être tellement chaud pour les coureurs, et que dire de ceux de plus de 4h!

          Je regarde ça sérieusement. Merci.

  11. M-Runner dit :

    Un mois ça commence à être de l’abus de confiance, on n’a pas juste ça à faire nous attendre après tes billets. :-)) Quand même incroyable que tu te sois allée jusque là pour courir dans la chaleur que tu n’aimes pas. (Je me souviens de ton billet sur les degrés!!) Mais tu as encore bien fait, un autre podium BRAVO!!!!

    • Pascale dit :

      Ben tu vois, en fait, j’ai pas attendu que ça fasse un vrai mois, j’avais trop peur de ta réaction. ;)

      Merci merci. Et oui, je suis allée relire le billet dont tu parles. Héhéhé ce que je peux en dire des niaseries. :)

      Mais oui, j’ai eu chhhhaud! Alors je prends les bravos et je mets ça dans mes souvenirs heureux. Et oui, cette fois-ci, je le voulais en ta’ le podium. Pis je l’ai eu!

  12. M-Runner dit :

    Woooola, je suis allé voir tes photos officielles (c’est tu trop?) et tu boitais?!? Ça va mieux? Pas blessée sérieusement?? :-(

    • Pascale dit :

      T’es pas allé voir ça pour vrai? Pffff, maudites photos forcées. Par contre cette fois j’avoue qu’elles sont pas mal. Même qu’il y en a 2 que j’aime! Un record. :)

      Bon, c’est parmi les trucs dont je parle en début de billet trop long à raconter. Mais en gros, il m’est arrivé un incident sur tapis de chambre d’hôtel (ouais je sais, ça sonne bizarre…) il y 3 semaine environ. J’ai glissé et suis mal tombée. Je pensais avoir le ligament de déchiré avec le genou hyper douloureux et enflé. Mais finalement, c’est qu’une entorse. Il m’a fallu prendre des jours de congé de course (même le vélo était douloureux), mais dès l’enflure partie, je pouvais courir mollo en ligne droite sans douleur. Mais mes essais en côtes étaient négatifs. D’où le choix de plat au lieu du Défi Beauceron.

      Je résume là… Mais bref, ça fait encore mal et certain qu’en fin de marathon, c’était assez douloureux. Mais ça va ça va t’inquiète pas. :D

      Avoue que glisser sur une carpette pas anti-dérapante posée sur un plancher flottant de chambre d’hôtel ne t’est jamais arrivé à toi. Je choisis mes blessures avec originalité. ;)

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